Ludmilla Tchérina

Actrice, Danseuse, Productrice, Ecrivaine, Peintre, Sculptrice
Ludmilla Tchérina, portrait

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 10 octobre 1924 à Paris (France)
  • Date de décès : 21 mars 2004 à Paris (France)
  • Crédit visuel : Ludmilla Tchérina dans Parsifal : © 1951 Artus Films, Mercury Films. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Actrice, productrice, danseuse, écrivaine, peintre et sculptrice française, Ludmilla Tchérina (de son vrai nom Monique Tchemerzine) est née à Paris en 1924. Elle est la fille d’un prince qui a fui la Révolution russe et s’est exilé à Paris. Son père est l’inventeur de la fusée éclairante, tandis que sa mère française est l’auteure d’une anthologie de la poésie française du Moyen-Age.

Une danseuse étoile prometteuse

Dès l’âge de 3 ans, Ludmilla Tchérina prend des cours de danse, avant d’intégrer la prestigieuse École de danse de l’Opéra de Paris. A l’âge de dix ans, elle monte pour la première fois sur scène. En 1939, à seulement 15 ans, elle devient danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo.

Après la Seconde Guerre mondiale qui interrompt son activité, elle danse pour les ballets Roland Petit et se produit aussi à New York. A la même époque, elle fait ses débuts d’actrice au grand écran dans Un revenant (Christian-Jaque, 1946) et surtout le chef d’œuvre Les Chaussons rouges (Michael Powell, Emeric Pressburger, 1948) où elle danse. La même année, on la revoit dans Fandango (Emil E. Reinert, 1948), comédie avec Luis Mariano. Toujours très demandée pour venir se produire devant une caméra, elle joue dans Les contes d’Hoffmann (Michael Powell, Emeric Pressburger, 1951) et interprète un double rôle central dans la fresque franquiste Parsifal (Daniel Mangrané et Carlos Serrano de Osma, 1951).

Une vedette de l’écran des années 50

Par la suite, on la retrouve à l’affiche du Spartacus (1953) de Riccardo Freda, mais aussi dans Le signe du païen (Douglas Sirk, 1954) et la comédie musicale Oh! Rosalinda! (Michael Powell, Emeric Pressburger, 1955). Au début des années 50, sa vie est marquée par un terrible drame puisque son époux, le danseur Edmond Audran décède en 1951 dans un accident de car. Alors qu’elle souhaite raccrocher les chaussons, son nouvel époux l’encourage à persévérer. Pourtant, ses apparitions vont peu à peu s’espacer, y compris au cinéma. Après une longue interruption dans les années 60, elle revient finalement sur les plateaux de tournage, mais uniquement pour jouer dans des téléfilms.

Une sculptrice et peintre exposée dans les plus grands musées

Ludmilla Tchérina achève sa carrière audiovisuelle en 1975 et elle va ensuite se consacrer à la direction de son propre ballet. Parallèlement, elle écrit aussi, mais ce sont surtout la peinture et la sculpture qui vont également faire sa gloire, notamment dans les années 90 où elle est exposée lors de l’exposition universelle de Séville, mais aussi à Paris et à Strasbourg. Elle a notamment reçu de nombreuses commandes de la part de l’UE.

Finalement, Ludmilla Tchérina, artiste aux talents multiples, est décédée en 2004 à l’âge de 79 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 2004

Filmographie de Ludmilla Tchérina

Actrice, longs métrages
  • 1946 : Un revenant de Christian-Jaque
  • 1948 : Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger
  • 1949 : La Belle que voilà de Jean-Paul Le Chanois
  • 1949 : La nuit s’achève de Pierre Méré
  • 1949 : Fandango d’Emil-Edwin Reinert
  • 1951 : Parsifal de Carlos Serrano de Osma et Daniel Mangrané
  • 1951 : Les Contes d’Hoffmann de Michael Powell et Emeric Pressburger
  • 1951 : Clara de Montargis d’Henri Decoin
  • 1952 : Spartacus de Riccardo Freda
  • 1954 : Grand Gala de François Campaux
  • 1954 : Le Signe du païen de Douglas Sirk
  • 1954 : La Fille de Mata Hari de Carmine Gallone et Renzo Merusi
  • 1955 : Oh ! Rosalinda ! de Michael Powell et Emeric Pressburger
  • 1959 : Lune de miel de Michael Powell
  • 1961 : Les Amants de Teruel de Raymond Rouleau
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