Christian Simon débute au cinéma à l’enfance avec Les portes de la nuit (1947) de Marcel Carné, dialogué par Jacques Prévert, que connaissait sa mère. Il y interprète le fils de Raymond Bussières et Sylvia Bataille. Suivent plusieurs autres films où il n’est parfois pas crédité, comme Berlin Express (1948) de Jacques Tourneur.
Quand il l’est, c’est sous son véritable nom ou celui de « Cri-Cri Simon ». Le gamin apparaît alors dans ce petit classique qu’est Voyage surprise (1947) de Pierre Prévert (dialogué par son frère Jacques). Il tourne aussi des œuvres moins connues telles que Le bal des pompiers (1948) d’André Berthomieu, Plus de vacances pour le Bon Dieu (1950) de Robert Vernay, Souvenirs perdus (1950) de Christian-Jaque et Passion (1951) de Georges Lampin.
En 1952, Christian Simon, alors jeune adolescent, est choisi pour incarner le rôle-titre de la troisième version filmique de Poil de Carotte, d’après le roman de Jules Renard, après celles de Julien Duvivier. Le long métrage, réalisé par Paul Mesnier, est un échec public et critique à sa sortie, mais est considéré plus tard comme la version « la plus honnête par rapport à l’œuvre de Jules Renard, la plus respectueuse du modèle », selon les propos de Paul Lherminier recueillis dans le bonus du DVD édité en 2010 par Les Documents Cinématographiques.
Christian Simon joue encore dans Le rideau rouge (1952) d’André Barsacq, puis disparaît des écrans. Plus tard, il mène une brève carrière d’assistant réalisateur. Il reprend, un temps, le métier d’acteur au début des années 90. On le retrouve bien plus tard, paisible retraité dans la Sarthe, confiant ses souvenirs à la presse locale. Christian Simon est décédé le 22 décembre 2025 à l’âge de 88 ans.