Box-office Top Week-end : Dracula de Luc Besson déchaîne les passions et se situe à des années lumière de là où son budget aimerait le placer. Toutefois le film épique de Luc Besson a un atout pour lui.
Objet de critiques assassines féministes qui visaient davantage son réalisateur que la réalité du film, Dracula a fait l’objet de règlements de compte dans la presse, notamment dans Marianne, Libération, Le Monde et d’autres titres qui considère le cinéaste comme un mâle blanc à annuler. Aussi, la dernière réalisation de Luc Besson réalise un démarrage finalement pas si catastrophique compte tenu du contexte, volontairement destructeur. Le film de vampire totalement in love ouvre en 3e place derrière Les 4 Fantastiques : Premier pas qui chute trop vite et Les Bad Guys 2 (316 319 entrées dans 674 salles). La superproduction nationale totalise ainsi, en 5 jours, 215 000 spectateurs sur 559 salles. Certes, au regard de son budget de 45 millions d’euros, ce début semble calamiteux, mais il y a trois semaines, le public ne connaissait pas l’existence du projet. Par ailleurs, le précédent long de son auteur, Dogman, avait réalisé en fin de carrière à peine plus (289 000 entrées) pour un budget très élevé de 20 millions de dollars.
Comme ce 21e film de Luc Besson s’est vendu dans le monde entier, il pourrait in fine s’avérer être une bonne affaire pour l’auteur qui n’aura aucun mal à dépasser le naufrage de DogMan (4 384 000$ de recettes).
Avec 59 774 entrées dans 206 salles, en incluant les avant-premières, Substitution – Bring Her back réalise un score peu exaltant. Très violente, cette production Sony subit une interdiction aux moins de 16 ans avec avertissements (tout à fait légitime) et devrait être victime des sorties consécutives de Evanouis/Weapons (le 7 août) et Together (le 14 août) qui vont lorgner sur le même public, le buzz en plus pour Together, nouveau monument du body-horror.

Affiche allemande de Dracula de Luc Besson. Création affiche : Leroy & Rose.