Actrice britannique, Catriona MacColl (parfois créditée Katherine MacColl) est née en 1954 à Londres, en Angleterre, au Royaume-Uni. S’exprimant dans un français impeccable, la jeune comédienne est montée sur scène dès le milieu des années 70, notamment à Nice en 1975 sous la direction de Jean-Pierre Bisson. Ainsi, elle est repérée par des producteurs français qui l’engagent pour des séries télévisées. Par ailleurs, elle intègre le casting du Dernier amant romantique (Just Jaeckin, 1978) dont la star est Dayle Haddon. Ensuite, elle décroche son emploi le plus important dans Lady Oscar (Jacques Demy, 1980) dont elle joue le rôle-titre. Malheureusement, le long métrage ne fonctionne pas au box-office.
C’est à cette époque qu’elle est contactée par des producteurs italiens pour jouer l’héroïne de Frayeurs (Lucio Fulci, 1980), alors que la comédienne n’aime pas les films d’horreur et qu’elle espère que cette compromission ne nuira pas à sa carrière. En réalité, cela va la propulser comme star du film gore. Ainsi, Lucio Fulci la reprend pour L’Au-delà (1981) et La Maison près du cimetière (1981), trois films remarquables qui sont devenus culte avec le temps.
Désireuse de ne pas se laisser enfermer dans un seul genre, Catriona MacColl revient en France où elle tourne dans la comédie potache Les Diplômés du dernier rang (Christian Gion, 1982), mais c’est surtout la télévision qui fait appel à elle. Au grand écran, on la retrouve à nouveau chez Jacques Demy dans Trois places pour le 26 (1988), un nouvel échec commercial pour le cinéaste culte. Par la suite, on revoit l’actrice dans l’excellent Double vue (Mark Peploe, 1991), dans la comédie Le Bal des casse-pieds (Yves Robert, 1992) et de nouveaux programmes télé.
Finalement, à partir des années 2000, sa carrière est relancée grâce à des fans de films de genre. On la retrouve dans Saint Ange (Pascal Laugier, 2004), The Theatre Bizarre (film collectif, 2011), Chimères (Olivier Beguin, 2013), Horsehead (Romain Basset, 2014) et plus récemment Isaac (Tariq Sayed, 2023). Finalement, si son nom reste attaché au cinéma horrifique italien, la comédienne a davantage travaillé en France, ce qui s’explique par le fait qu’elle a ouvert un gîte dans le sud de la France où elle réside.