Pascale Roberts

Actrice
Pascale Roberts dans Marius et Jeannette de Robert Guédiguian

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 21 octobre 1930 à Boulogne-Billancourt (France)
  • Date de décès : 26 octobre 2019 à Paris (France)

Biographie

Note des spectateurs :

Pascale Roberts fut un visage familier du grand et du petit écran depuis 1954, date de son premier long métrage, jusqu’aux années 2010. À de rares exceptions près, comme Le Permis conduire (1973) de Jean Girault, ou la mini-série Le Temps de vivre… le temps d’aimer, elle fut vouée aux seconds rôles, qu’elle tenait toujours avec finesse, émotion ou humour, même dans des films où les cinéastes ne brillaient pas par le génie de la mise en scène.

Ce fut le cas dès les années 50, où elle excellait dans des emplois de vamps qui traversaient maintes bandes policières, comme Ces dames préfèrent le mambo (1958) de Bernard Borderie, star vehicle monté autour d’Eddie Constantine.

Dans son abondante filmographie, on trouve aussi des comédies, signées de Broca ou Raoul André ; des épopées historiques, du Fils de Caroline chérie (1955) de Jean Devaivre à La Fille de d’Artagnan (1994) de Bertrand Tavernier ; et des films dramatiques : elle fut l’une des victimes dans Compartiment tueurs (1965) de Costa-Gavras, ou la mère d’Isabelle Huppert bouleversée par la mort de sa fille dans Dupont Lajoie (1975) d’Yves Boisset.

Avocate dans Préméditation (1960), d’André Berthomieu, espionne dans Le Bon roi Dagobert (1963) de Pierre Chevalier, tenancière dans Aldo et Junior (1984) de Patrick Schulmann ou pédicure dans Le Mari de Léon (1993) de Jean-Pierre Mocky, elle sauvait par sa seule présence bien des métrages manqués ou fauchés.

Un seul réalisateur lui donna des rôles dignes de son talent : Robert Guédiguian l’intégra à sa troupe, de À la vie, à la mort ! (1994) à Lady Jane (2008), en passant par Marius et Jeannette (1997) : dans cette œuvre, elle incarnait une ancienne déportée communiste vociférant contre la bourgeoisie et partageant son repas (et parfois son lit) avec un vieil instituteur agnostique (Jacques Boudet). Cette pittoresque composition lui valut une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Celle qui termina sa carrière avec l’inénarrable série télévisée Plus belle la vie fut aussi une remarquable comédienne de théâtre, qui a interprété Anouilh à l’Odéon sous la direction de Jean-Louis Barrault, ou Caligula de Camus au Théâtre des Mathurins.

Gérard Crespo

Filmographie de Pascale Roberts

Actrice, longs métrages
  • 1953 : Une vie de garçon de Jean Boyer
  • 1954 : Les femmes s’en balancent de Bernard Borderie
  • 1954 : Madame du Barry de Christian-Jaque
  • 1955 : Série noire de Pierre Foucaud
  • 1955 : Le Fils de Caroline chérie de Jean Devaivre
  • 1955 : Le Village magique de Jean-Paul Le Chanois
  • 1955 : Les Hommes en blanc de Ralph Habib
  • 1955 : Cherchez la femme de Raoul André
  • 1955 : Milord l’Arsouille d’André Haguet
  • 1956 : Mémoires d’un flic de Pierre Foucaud
  • 1956 : L’Île des désespérés d’Arturo Ruiz Castillo
  • 1957 : Et par ici la sortie de Willy Rozier
  • 1957 : Quand la femme s’en mêle d’Yves Allégret
  • 1957 : Ces dames préfèrent le mambo de Bernard Borderie
  • 1958 : Le Sicilien de Pierre Chevalier avec Fernand Raynaud
  • 1960 : Les Loups dans la bergerie d’Hervé Bromberger
  • 1960 : Préméditation d’André Berthomieu
  • 1961 : Les Moutons de Panurge de Jean Girault
  • 1961 : Dans la gueule du loup de Jean-Charles Dudrumet
  • 1962 : Nous irons à Deauville de Francis Rigaud
  • 1962 : Le Couteau dans la plaie de Anatole Litvak
  • 1963 : Le Bon Roi Dagobert de Pierre Chevalier
  • 1963 : Dragées au poivre de Jacques Baratier
  • 1964 : Le Bluffeur de Sergio Gobbi
  • 1964 : Le Mystère de la jonque rouge d’Helmuth Ashley
  • 1964 : Relaxe-toi chérie de Jean Boyer
  • 1965 : Les Baratineurs de Francis Rigaud
  • 1965 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras
  • 1967 : La Blonde de Pékin de Nicolas Gessner
  • 1967 : Le Treizième Caprice de Roger Boussinot
  • 1968 : Un drôle de colonel de Jean Girault
  • 1969 : Three de James Salter
  • 1969 : Bruno, l’enfant du dimanche de Louis Grospierre
  • 1969 : Les Patates de Claude Autant-Lara
  • 1971 : Deux enfants qui s’aiment (Friends) de Lewis Gilbert
  • 1973 : La Brigade en folie de Philippe Clair
  • 1974 : Le Permis de conduire de Jean Girault
  • 1975 : La Rage au poing d’Éric Le Hung
  • 1975 : Dupont Lajoie d’Yves Boisset
  • 1975 : L’Incorrigible de Philippe de Broca
  • 1976 : Les Mal Partis de Sébastien Japrisot
  • 1978 : Le beaujolais nouveau est arrivé de Jean-Luc Voulfow
  • 1980 : Trois hommes à abattre de Jacques Deray
  • 1981 : Pour la peau d’un flic d’Alain Delon
  • 1983 : Prends ton passe-montagne, on va à la plage d’Eddy Matalon
  • 1983 : Surprise Party de Roger Vadim
  • 1984 : Aldo et Junior de Patrick Schulmann
  • 1985 : Brigade des mœurs de Max Pécas
  • 1985 : Gros Dégueulasse de Bruno Zincone
  • 1987 : Le Grand Chemin de Jean-Loup Hubert
  • 1987 : Fucking Fernand de Gérard Mordillat
  • 1993 : Le Mari de Léon de Jean-Pierre Mocky
  • 1994 : La Fille de d’Artagnan de Bertrand Tavernier
  • 1995 : À la vie, à la mort ! de Robert Guédiguian
  • 1997 : Marius et Jeannette de Robert Guédiguian
  • 1998 : El pianista de Mario Gas
  • 1999 : Chili con carne de Thomas Gilou
  • 2000 : À l’attaque ! de Robert Guédiguian
  • 2000 : La ville est tranquille de Robert Guédiguian
  • 2002 : Pas si grave de Bernard Rapp
  • 2003 : Je reste ! de Diane Kurys
  • 2004 : Mon père est ingénieur de Robert Guédiguian
  • 2008 : Lady Jane de Robert Guédiguian
x