Sept winchester pour un massacre : critique du film (1968)

Western | 1h30min
Note de la rédaction :
6/10
6
sept winchester pour un massacre affiche

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Sept winchester pour un massacre est (officiellement) le premier film d’Enzo G. Castellari. S’il demeure assez convenu, le film porte déjà en germe les marques du style de son auteur.

Synopsis : Stuart, un aventurier, s’allie à un groupe d’anciens confédérés pour retrouver un trésor de guerre sudiste. Mais cette alliance sera-t-elle pérenne?

Critique : Après avoir travaillé à la réalisation de Bravo Django de Leon Klimovski en 1966 sans pour autant être crédité, il est temps pour Enzo Girolami, que l’on connaît davantage en tant qu’Enzo G.Castellari, de réaliser son premier film. Ce sera chose faite l’année suivante avec ce Sept winchester pour un massacre.

Sept winchester pour un massacre met en évidence l’appétence de Castellari pour les scènes d’action…

L’ouverture du film nous plonge d’emblée dans l’ambiance du western all’italiana avec un générique travaillé dans la tradition de ceux de la trilogie du dollar de Leone. L’excellente partition de Francesco de Masi retentit alors, et nous présente un thème particulièrement accrocheur qui nous accompagnera tout au long du métrage.

Dès ce premier film, Castellari fait preuve d’une vraie maîtrise en ce qui concerne les scènes d’action. Si l’on ne trouve pas encore ses ralentis si caractéristiques, le réalisateur filme de manière très efficace tout un éventail de scènes comprenant une attaque de diligence, des embuscades, des duels et une scène finale marquante de par son usage maîtrisé des gros plans et son cadre rupestre inattendu.

mais présente certaines longueurs…

S’il demeure riche en scènes d’action, Sept winchester pour un massacre n’est pas pour autant exempt de défauts. Nous sommes en effet plus proches d’une  copie de série B américaine que du style flamboyant de Leone. En effet, beaucoup d’éléments nous ramènent à une esthétique datée en 1967.  Ainsi, le personnage principal , interprété par l’américain Edd Byrnes, est un peu trop lisse. L’acteur peine à insuffler du charisme à son personnage, et l’ensemble du casting pâtit de choix de costumes assez discutables. On est loin du style crasseux mais classieux des pistoleros les plus marquants du genre. A noter aussi qu’un des éléments comiques du film provient d’un personnage de majordome français, concentrant à lui seul la plupart des clichés qui nous collent à la peau, mais au demeurant assez sympathique.

…pour un résultat somme toute plutôt recommandable.

Le scénario, enfin, se révèle un peu trop ronflant et prévisible, et s’il est prétexte à une sorte de compilation des meilleurs moments du genre, il ne parvient pas à éviter certaines longueurs. Cette histoire de chasse au trésor perdu des Confédérés peine a surprendre, même si Sept winchester pour un massacre est un des rares westerns italiens se fondant sur un fait historique. En effet, l’argument s’inspire de la vie du colonel Shaw, qui, n’ayant jamais accepté la défaite du Sud, est devenu chef d’une bande de hors-la-loi. Cette particularité, ainsi que son statut de premier film d’un réalisateur fétiche du genre, font de Sept winchester pour un massacre une œuvre plutôt recommandable pour les inconditionnels du spaghetti et les amateurs de western au sens large.

Critique : Kevin Martinez

Les westerns spaghettis sur CinéDweller

7 Winchester pour un massacre, affiche du western de Castellari (E.G. Rowland)

© Circus Films – Fond Roma

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