Ma folle semaine avec Tess : la critique du film (2019)

Famille, Récit initiatique | 1h23min
Note de la rédaction :
6.5/10
6.5
Ma folle semaine avec Tess de Steven Wouterlood , affiche du film

  • Réalisateur : Steven Wouterlood
  • Acteurs : Sonny van Utteren, Josephine Arendsen
  • Date de sortie: 18 Sep 2019
  • Nationalité : Néerlandais
  • Titre original : Mijn Bijzonder Rare weel met Tess
  • Scénario : Laura Van Dijk
  • Adaptation du roman : Ma folle semaine avec Tess, d'Anna Woltz (Bayard Jeunesse, 2016). Publié en 2013 au Pays Bas
  • Distributeur : Les Films du Préau
  • Editeur DVD :
  • Date de sortie vidéo :
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Festivals : Festival de Berlin,section Generation (Prix Spécial du Jury) Festival International du Film pour Enfants de New York

Nature et superbes paysages de bord de mer sont au programme de Ma folle semaine avec Tess, conte universel autour de la famille et de l’amitié qui aurait cependant gagné à troquer sa part fantasmagorique contre un réel grain de folie.

Synopsis : Sam, 11 ans, est en vacances d’été avec sa famille sur une ravissante île néerlandaise. Il décide de s’isoler quelques heures chaque jour pour s’habituer à vivre seul, mais sa rencontre avec l’intrépide Tess va bousculer son projet. La jeune fille a un secret et entraîne Sam dans sa mystérieuse mission. Cet été va changer leurs vies…

Critique : Après quelques courts métrages et séries destinés au jeune public, le réalisateur Steven Wouterlood adapte l’ouvrage de sa compatriote Anna Woltz, spécialisée dans les histoires traitant des relations familiales et de l’apprentissage de la vie qui font le bonheur des enfants et des adolescents.

Alors que l’été démarre, Sam (Sonny Van Utteren) et sa famille s’installent sur l’île de Terschelling (Pays-Bas), mais à peine sont-ils arrivés que sa mère est clouée au lit pour cause de migraine et son frère se casse une jambe. Sam se retrouve alors seul à errer dans le village et rencontre Tess (Joséphine Arendsen), une fille un peu plus âgée que lui, débrouillarde et à l’imagination débordante. Pourtant, il ne perd pas de vue son programme d’entraînement à la solitude. En effet, il se pose beaucoup de questions sur la façon d’aborder au mieux cette chose compliquée qu’on lui a donnée et qui s’appelle la vie.

Comme il est le plus jeune de la famille, il est obsédé par l’idée qu’un jour, il devra vivre seul sans ses parents et son frère aîné. De son côté, Tess a un comportement plus qu’étrange. A la recherche d’un père potentiel qu’elle parvient à attirer à l’aide d’un stratagème incroyable dans le gîte que loue sa mère, elle s’engouffre dans des mensonges de plus en plus épais et des histoires abracadabrantes qui laissent dans une incompréhension commune les spectateurs et son compagnon de vacances.

Ma folle semaine avec Tess de Steven Wouterlood

© Les Films du préau, Ostlicht Film Produktion, VPRO, NL Film Fonds, Querido, Cobo, Picture Tree International

L’été de mes 11 ans

Après une dispute avec Tess il se promène seul sur la plage et se retrouve enlisé dans des sables mouvants. Il ne devra son salut qu’à l’intervention d’un vieil homme. Cet accident est pour lui l’occasion de regarder l’existence sous un nouvel angle et d’accepter de grandir.

Le décor, entièrement en extérieur, est un élément à part entière du récit. Il accompagne les questionnements de nos deux héros sur la meilleure façon d’aborder cet avenir incertain qui leur tend les bras. Les longues plages de sable, les dunes et le ciel bleu se font complices de leur gaieté enfantine et de leur insouciance encore préservée, puis, sous un ciel laiteux de mer du Nord, des paysages de lande désolés nous entraînent dans une atmosphère mystérieusement fantomatique, dès lors que la mélancolie ou même la colère les gagnent.

Ma folle semaine avec Tess, conte initiatique de l’adolescence

Le scénario s’efforce de décrire de la manière la plus réaliste possible ce délicat passage de l’adolescence à l’âge adulte et l’on se surprend à rêver en vain d’une étincelle de magie, de celle qui rend les fables un peu plus pétillantes. Mais la fin, bien peu imaginative, n’apportera pas davantage de touche spectaculaire.

Finalement, c’est autour de nos deux comédiens en herbe que se concentre tout l’intérêt du film. Bien qu’ayant encore peu d’expérience au cinéma (Joséphine a déjà  tenu quelques rôles principaux dans des comédies principales mais Sonny vit ici son premier grand rôle cinématographique), ils n’ont aucun mal à faire passer des émotions différentes tout en étant toujours justes et crédibles. Ils donnent ainsi à leurs personnages une authenticité qui permettra à chaque jeune spectateur de s’identifier à l’un ou à l’autre.

Humour, énergie et belle morale au menu

Si Ma folle semaine avec Tess manque d’un peu de féerie, cette œuvre peut compter sur son humour, son énergie et sa morale qui consiste à affirmer que le plus important dans la vie est de se fabriquer de beaux souvenirs avec les gens que l’on aime, tant famille qu’amis, pour parler à tout le monde.

Critique : Claudine Levanneur 

Sorties du mercredi 18 septembre 2019

Ma folle semaine avec Tess de Steven Wouterlood , affiche du film

© Les Films du préau, Ostlicht Film Produktion, VPRO, NL Film Fonds, Querido, Cobo, Picture Tree International

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Ma folle semaine avec Tess de Steven Wouterlood , affiche du film

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