Bambi La vengeance est un survival sylvestre issu du Twisted Childhood Universe. La série B est vaillante et hargneuse.
Synopsis : Alors que Wendy et son fils sont en voiture, leur route croise celle de Bambi, un gigantesque cerf mutant. Ce dernier se met à les pourchasser, cherchant à se venger de la mort de sa mère !

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Critique : Quatrième segment de la franchise britannique des Twisted Childhood Universe après Winnie-the-Pooh : Blood 1 et 2 et Peter’s Neverland Nightmare, Bambi: la vengeance est une nouvelle série B affichant au coeur de son histoire un personnage de conte lié à l’univers Disney mais tombé dans le domaine public. Le livre Bambi, A Life in the Woods de Felix Salten (1923) est effectivement libre de droits depuis le 1er janvier 2022, de quoi permettre au faon et ses copains lapins de rejoindre Peter Pan et Winnie l’ourson dans cette relecture macabre et violente dans le style que la société Jagged Edge Productions affectionne depuis 2023. On se souvient des scores remarquables au box-office et en streaming de Winnie l’ourson 1 et 2 qui avaient réalisé chacun 7 millions de dollars dans le monde pour une mise de départ de 250 à 500 000 dollars.
Bambi la vengeance est sorti en salle aux USA durant l’été 2025 dans 300 salles, mais n’a pas réitéré l’exploit de ses prédécesseurs, finissant sa charge sous les 450 000 dollars de recettes. Qu’importe, le cerf enragé de haine envers l’humain qui l’a pourchassé avait pour cible les aficionados de streaming et de format physique. C’est ainsi qu’en France, il débarque toutes cornes pointées en VOD à la fin de l’année 2025 et en blu-ray et 4K Ultra HD en janvier 2026.
Saint Sylvestre
Comme toujours dans cette franchise, l’instinct de la peur et l’ambiance pesante l’emportent sur le script, réduit à l’animalité de la créature de furie. L’histoire familiale qui envoie une maman et son gamin au cœur d’une forêt lugubre pour retrouver le patriarche et la belle-famille, est symptomatique d’une histoire qui n’a rien à dire et qui est juste là pour servir de prétexte scénaristique. Le scénario kleenex est quand même renforcé de métaphores de la maternité et de la paternité pour servir de miroir à l’histoire tristounette de Bambi le faon, orphelin malgré lui. On y retrouve aussi des hommes chasseurs, menaces pour l’intégralité familiale.

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Avec sa sonorité so British, le produit dispose d’un cachet européen qui lui confère un charme indéniable, même si le scénario évite d’établir une connexion européenne. Hormis les accents, la trame pourrait être américaine. Ce survival des bois où même les lapins sont armés de crocs carnassiers est digeste dans sa gestion de l’espace qu’il redéfinit comme un redoutable terrain de chasse pour traquer l’humain qui a trop oublié ses erreurs passées : Bambi, lui, n’a pas oublié le massacre de sa mère… Et quel Bambi ! Oublions, le jeune cerf timide de la production Disney. Ici, la créature infernale est explicitée plus qu’il n’en faut, entre figure spectrale et palette de haine sur pattes. La créature mutante s’amuse à jouer les raptors lors de scènes clin d’oeil à Jurassic Park, les effets gore en plus. On soulignera la qualité des effets spéciaux numériques qui auraient pu être rédhibitoires si les bestioles en CGI n’avaient pas eu de présence charnelle.
Simple et efficace, Bambi la vengeance ne relève en rien de la série B nanardesque ; le réalisateur local Dan Allen, issu du cheptel du bis, promène sa horde de monstres au cœur d’un spectacle horrifique gaillard et vachard qui a toute sa légitimité dans notre salon.

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Le test 4K Ultra HD de Bambi la vengeance
Disponible en VOD depuis le 3 novembre 2025, Bambi la vengeance dispose aussi d’une sortie DVD et combo Blu-ray/4K Ultra HD. Nous avons réalisé le test à partir du produit définitif.
Packaging & Compléments : 1.5 / 5
Le 4K dispose d’un boîtier amaray noir et d’un fourreau. Malheureusement ce dernier duplique exactement le visuel proposé sur la jaquette. Les fourreaux ont leur importance lorsqu’ils présentent un visuel alternatif. On est toutefois heureux de sa présence, toujours plus élégante dans une collection.
Au niveau des bonus, on dispose d’un unique complément, un making-of de près de 10 minutes, avec intervention du casting sur le tournage. C’est minime.
De par le produit, cette édition standard est peut-être plus honnête que l’édition limitée de Umbrella, en Australie, qui propose commentaires audio, scènes supplémentaires et featurettes, ainsi que affiches et photos cartonnées pour plus de 75$. Tous les films ne méritent pas des éditions aussi onéreuses. L’option française d’Arcadès est plus honnête.
L’image : 4,5 / 5
Image numérique, propre et détaillée, parfaitement restituée dans son format initial. La photographie sombre nécessite une définition pointue, ce qui est le cas pour cette copie, malgré l’absence de Dolby Vision.
Le son : 3.5 / 5
Proposé en version française et en version originale DTS HD Master Audio, le film déçoit dans son accomplissement sonore très frontal. Les arrières sont peu sollicitées et l’immersion limitée. Le budget réduit du film (moins de 500 000£) explique cette retenue.
Biographies +
Dan Allen, Roxanna McKee, Tom Mulheron, Samira Mighty

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