Actrice, productrice et réalisatrice iranienne naturalisée française, Zar Amir Ebrahimi est née en 1981 à Téhéran où elle a grandi. Jeune femme, elle suit des cours d’assistant-réalisateur et parallèlement d’art dramatique. Cela lui a permis de se produire sur les planches iraniennes, mais aussi dans des séries télévisées locales à partir de 2004.
Zar Amir Ebrahimi est surtout populaire pour avoir tourné dans des sitcoms. En ce qui concerne le cinéma, elle a moins de chance et participe à des films qui tombent sous le coup de la censure du pouvoir islamique. En 2006, elle est mêlée à une obscure affaire de sextape qui aurait fuité à cause de son ex-petit ami. Elle risque alors d’être condamnée à de la prison et à recevoir 100 coups de fouet. Au matin de son procès, elle choisit la fuite et quitte définitivement l’Iran pour la France où elle sera naturalisée en 2017.
Depuis, elle a joué dans Shirin (Abbas Kiarostami, 2008), mais les dix ans qui suivent furent ceux de l’exil et d’une réadaptation difficile malgré le soutien de la communauté iranienne réfugiée en France. Finalement, on entend sa voix dans le dessin-animé Téhéran tabou (Ali Soozandeh, 2017) et elle tourne à nouveau dans Damien veut changer le monde (Xavier de Choudens, 2019). Finalement, elle retrouve des premiers rôles majeurs avec Demain, la liberté ! (Hossein Pourseifi, 2019), Les nuits de Mashhad (Ali Abbasi, 2022) qui lui permet d’obtenir le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes. Ce prix lui a apporté la notoriété, mais aussi une haine accrue de la part du régime iranien qui la menace de mort.
Depuis, Zar Amir Ebrahimi a tourné dans Les survivants (Guillaume Renusson, 2022), Shayda (Noora Niasari, 2023) et elle a coréalisé le thriller Tatami (2023) avec Guy Nattiv.