Acteur russe, Yuri Borisov (également orthographié Iouri Borissov) est né en 1992 à Reoutov, situé dans l’oblast de Moscou, en Russie. Si le jeune garçon apparaît très jeune à la télévision russe, il se forme véritablement au début des années 2010 en intégrant l’École supérieure d’art dramatique Mikhaïl-Chtchepkine d’où il sort avec un diplôme en 2013.
Un acteur de théâtre et de séries télé
Outre son travail au théâtre de Moscou, le jeune homme apparaît aussi dans des séries télé et plusieurs films dont le premier est l’excellent Elena (Andreï Zviaguintsev, 2011). Ce premier essai est récompensé par le Prix du jury lors du Festival de Cannes 2011 dans la sélection Un certain regard. Pourtant, durant la décennie 2010, Yuri Borisov apparaît surtout dans des séries télévisées.
Toutefois, en Occident, il lui est souvent reproché de tourner dans des œuvres guerrières qui sont autant de films de propagande à la gloire du régime russe. Ainsi, il a été vu dans T-34 : Machine de guerre (Alexeï Sidorov, 2019), Attraction 2 – Invasion (Fiodor Bondartchouk, 2020) et surtout Kalashnikov (Konstantin Bouslov, 2020) dont il interprète le rôle principal.
Vedette du cinéma viril russe
Toujours très actif à la télévision, le comédien intègre le casting de la superproduction D’ici cent ans (Alexandre Andriouchtchenko, 2024). Mais il est davantage connu en Occident grâce à son rôle important dans le film indépendant américain Anora (Sean Baker, 2024) qui remporte la Palme d’or au Festival de Cannes et l’Oscar du meilleur film. Lui-même est nominé pour l’Oscar du meilleur acteur dans un rôle secondaire, ce qui a déclenché une polémique car l’acteur n’a jamais pris position contre le régime de Vladimir Poutine et a même participé à de nombreux films de propagande.
Depuis, il est revenu en Russie où il est la vedette à part entière du film Le Prophète : l’Histoire d’Alexandre Pouchkine (Felix Oumarov, 2025). Il a déjà tourné Artificial (2026), le prochain film de Luca Guadagnino, avec Andrew Garfield.