Réalisateur, scénariste, producteur et acteur yougoslave et serbe, Vladimir Perišić est né à Belgrade en 1976. Alors que sa mère est une femme politique qui travaille au monistère de la culture au sein du régime de Slobodan Milošević, le jeune homme se détache peu à peu de cette figure centrale de son enfance. Il quitte son pays pour venir étudier en France à la Sorbonne, d’abord en littérature, puis il décide d’entrer à la Fémis dans le département réalisation. Dans ce cadre, il joue un petit rôle en tant qu’acteur dans le film Fantômes (Jean-Paul Civeyrac, 2001), puis réalise son tout premier court métrage intitulé Dremano oko (2003) qui est projeté à la Cinéfondation du Festival de Cannes.
Toutefois, Vladimir Perišić doit patienter plusieurs années avant de pouvoir monter son premier long métrage intitulé Ordinary People (2009) qui traite des atrocités commises durant la guerre civile en ex-Yougoslavie. Cette fois, le film, plutôt aride, est diffusé à la Semaine de la Critique. Toutefois, le public ne se précipite pas dans les salles avec seulement 5 000 spectateurs sur l’ensemble du territoire.
Toujours passionné par la littérature, le cinéaste a ouvert une maison d’édition et cela devient son activité principale, avec de brefs allers et retours dans le monde du cinéma.
Par la suite, Vladimir Perišić a signé un segment du film collectif Les ponts de Sarajevo (2014) et ne revient au grand écran que dix ans plus tard avec le très bon et très personnel Lost Country (2023) qui n’attire pas beaucoup de spectateurs malgré des critiques très favorables. A noter qu’il est souvent secondé au scénario par Alice Winocour.