Actrice et chanteuse japonaise, Miwa Takada est née en 1947 à Kyoto, au Japon. Elle débute sa carrière en intégrant la firme Daiei pour laquelle elle tourne dans les films de Kenji Misumi. Ainsi, on peut la découvrir dans Le Démon du château de Sendai (1962), La Famille matrilinéaire (1963) et La Courtisane et l’Assassin (1963). La même année, elle est choisie pour intégrer le casting de La Légende de Zatoïchi : Le Fugitif (Tokuzô Tanaka, 1963) qui est un vrai triomphe au box-office japonais. L’année suivante, elle retrouve Kenji Misumi pour Le Combat de Kyoshiro Nemuri (1964) et la saga Zatoïchi avec La légende de Zatoïchi : La lettre (Kimiyoshi Yasuda, 1964).
Très populaire grâce aux grandes sagas auxquelles elle participe, Miwa Takada est encore parfaite dans Majin (Kimiyoshi Yasuda, 1966), La Légende de Zatoïchi : Route sanglante (Kenji Misumi, 1967), Les Deux gardes du corps (Kenji Misumi, 1968). Pourtant, à partir de 1968, elle abandonne sa carrière de comédienne et devient une chanteuse à succès.
Après une période plus compliquée, elle revient au cinéma d’une étrange manière en intégrant le casting d’un roman-porno (films érotiques japonais) intitulé Lady Karuizawa (Masaru Konuma, 1982) où elle ose se montrer nue alors qu’elle aborde la quarantaine. On la retrouve une dernière fois dans Kabuto (Gordon Hessler, 1991) et elle opte finalement pour une carrière sur scène. Il s’agit assurément d’une trajectoire non conventionnelle.