Réalisateur, scénariste et assistant-réalisateur britannique, Lindsey C. Vickers est né en 1940 dans la région du Middlesex en Angleterre. Rêvant depuis sa tendre enfance de travailler dans le cinéma, Lindsey C. Vickers devient un assistant très recherché au milieu des années 60. Il travaille notamment sur Grand Prix (John Frankenheimer, 1966), ce qui lui permet d’être embauché par la célèbre firme Hammer.
Lindsey C. Vickers, un assistant chez la Hammer
Dès lors, pendant une grosse décennie, Lindsey C. Vickers fait partie de ces techniciens invisibles du cinéma, pourtant rouages essentiels de la machine. Il a travaillé comme assistant du réalisateur sur des œuvres comme Une messe pour Dracula (Peter Sasdy, 1970), Les cicatrices de Dracula (Roy Ward Baker, 1970), Le cirque des vampires (Robert Young, 1972), And Now the Screaming Starts! (Roy Ward Baker, 1973).
Un cinéaste talentueux, mais maudit
Après l’effondrement du système de production britannique, Lindsey C. Vickers est contraint de travailler pendant plusieurs années à la télévision. Toutefois, il en profite pour tourner un unique court métrage en tant que réalisateur, l’excellent The Lake (1978) qui montre une belle prédisposition pour créer une ambiance hautement anxiogène. Finalement, au début des années 80, le producteur de télévision Tom Sachs lui propose de réaliser une série d’une dizaine de téléfilms qui seraient autant de petites pépites du fantastique.
Lindsey C. Vickers s’exécute et signe son unique long métrage, à savoir le téléfilm The Appointment (1982). Le téléfilm est tellement étrange que la série est immédiatement interrompue et que le téléfilm ne sort finalement qu’en VHS en Angleterre, avant de totalement disparaître de la circulation jusque dans les années 2020 où il est redécouvert et réévalué par des critiques dithyrambiques.
Après ce cruel échec, Lindsey C. Vickers a continué à officier comme producteur durant les années 80 avant de quitter définitivement le monde du cinéma. La résurrection de son unique téléfilm le remplit de fierté et de joie sur ses vieux jours, ce qui n’est que justice.