Ismaël El Iraki est un réalisateur marocain à l’esprit underground. Son premier long Burning Casablanca (Zanca Contact), western rock, surprend en 2021, par sa volonté de dissiper les clichés sociologiques sur son pays.
Ismaël El Iraki est né au Maroc, terre de mélange des cultures, à la croisées des influences. Après ses études à la FEMIS, sur Paris, il tourne un long métrage en 2019, juste avant la pandémie de la COVID, Burning Casablanca. Il y met en place un univers haut en couleur, volontairement riche en références, celles du western spaghetti, de David Lynch et de Quentin Tarantino. Il se situe volontairement loin des œuvres sociales et contemplatives qui constituent l’essentiel du cinéma marocain.
Burning Casablanca est présenté à Venise en 2020. L’actrice principale, la rock star, Khansa Batma, pour son premier film, y obtient un prix d’interprétation dans le cadre de la sélection Sélection Orizzonti.
A travers le film, Ismaël El Iraki y exprime sa passion pour le rock, le métal et y aborde le thème du trauma. Lui-même rescapé des attentats du Bataclan, le cinéaste y exorcise les démons d’un passé toujours présent par flashs.
Le jeune auteur a par ailleurs réalisé deux courts métrages, en 2007 et 2009. Le second, Harash, a été couronné d’un prix à Clermont Ferrand. Il y dirigeait déjà la vedette marocaine Saïd Bey, ainsi que Abderrahmane Oubihem, que l’on retrouve au générique de son premier long très applaudi par la critique.
Filmographie :
- 2020 : Burning Casablanca

