Kenji Sawada est une vedette japonaise connue pour sa carrière musicale dans les années 60-70, notamment au sein du groupe de pop The Tigers, qui a notamment collaboré avec The Bee Gees pour une tentative (échouée) de carrière internationale. A l’instar des Beatles dans les années 60, The Tigers ont d’ailleurs joué dans plusieurs comédies musicales pour le cinéma.
Dans les années 80, Kenji Sawada poursuit essentiellement sa carrière musicale en solo.
Certains de ses singles sortiront d’ailleurs en France, tout comme ses premiers albums. Parmi ses succès, Mon amour, je viens du bout du monde lui a permis de chanter dans notre langue pour faire du pied au marché européen très lucratif. La star nippone a également interprété des chansons comme Fou de toi, Elle ou Attends-moi. Il était alors signé par Polydor.
En tant qu’acteur, Kenji Sawada est peu connu des cinéphiles français même s’il était à Cannes en 1985 pour défendre le classique de Paul Schrader, produit par George Lucas, Mishima. Il tenait, au générique, le deuxième rôle de cette biographie très remarquée au milieu de la décennie.
Kenji Sawada a tenu des rôles sur le grand écran dès la fin des années 60, avec notamment une incarnation très remarquée dans L’Homme qui a volé le soleil (Taiyō o nusunda otoko) de Kazuhiko Hasegawa (1979). Elle lui permet de décrocher une nomination aux Japan Academy Prize comme Meilleur acteur. Ce classique est inédit en France mais connut une diffusion au Centre Georges-Pompidou en 1997, sous ce titre français.
Parmi les cinéastes avec lesquels Kenji Sawada a tourné, on citera Kinji Fukasaku, Seijun Suzuki, Shiniya Tsukamoto pour lequel il tient le rôle principal de la comédie horrifique Hiruko The Goblin en 1991. Au début des années 2000, à 53 ans, il rencontre un autre cinéaste culte : Takashi Miike pour La mélodie du malheur (Katakuri-Ke No Kofaku). Il retrouve l’artiste déjanté l’année suivante pour le téléfilm Sabu.
Dans les années 2020, les Japonais peuvent encore le voir au cinéma dans le film intergénérationnel The Zen Diary de Yuji Nakaz.