Acteur allemand, Hans Christian Blech fait ses études de théâtre à Baden-Baden dans les années 30. Il débute au cinéma en 1939 dans un film qui restera inachevé. Il est ensuite enrôlé dans la Wehrmacht et combat notamment sur le front de l’Est où il est fait prisonnier. Il reste en captivité jusqu’à la fin de la guerre en Angleterre.
Blech revient en Allemagne après-guerre et se produit au Kammerspiel de Munich, mais aussi dans la plupart des grandes villes allemandes. Il débute au cinéma pour de bon en 1948 avec L’affaire Blum (Engel, 1948). Outre des films dans son pays, il peut mener mener une carrière internationale grâce à sa maîtrise parfaite de l’anglais et du français.
On a ainsi apprécié Blech dans Le traître (Litvak, 1951), Des enfants, des mères et un général (Benedek, 1955), Un homme se penche sur son passé (Rozier, 1958), Le jour le plus long (collectif, 1962), Morituri (Wicki, 1965), La bataille des Ardennes (Annakin, 1965), La voleuse (Chapot, 1966), Le pont de Remagen (Guillermin, 1969), Le client de la morte saison (Mizrahi, 1970), La lettre écarlate (Wenders, 1973), Giordano Bruno (Montaldo, 1973), Faux mouvement (Wenders, 1975), Les innocents aux mains sales (Chabrol, 1975), Victoria (Widerberg, 1979) et Colonel Redl (Szabo, 1985).
L’un de ses meilleurs rôles est dans La chair de l’orchidée (Chéreau, 1975), où il forme avec François Simon un terrifiant duo de tueurs.
A partir des années 80, Hans Christian Blech joue de plus en plus fréquemment à la télévision allemande. Il décède d’une crise cardiaque en 1993 à l’âge de 78 ans.