Note des spectateurs :

Avec Finally Enough Love, première sortie chez Warner depuis Celebration (2009), Madonna voit enfin son catalogue restauré avec un son de qualité. Notre avis morceau par morceau. Attention, ils sont cinquante…

Si la méga star Madonna a quelque peu perdu de sa crédibilité de par son comportement erratique sur les réseaux sociaux, son catalogue musical demeure l’un des plus riches de l’histoire de la pop music. Elle est surtout l’artiste qui a aligné le plus grand nombre de tubes entre 1984 et 2009, entre le succès de Holiday et celui de Celebration, sans avoir eu trop besoin de se reposer sur des featurings ou duos durant cette période remarquable.

And You Can Dance…

Jadis connue pour ses ballades poignantes (Crazy for You, Live to Tell, Oh Father, This Used to be my playground, You’ll See…), Madonna est souvent reconnue pour être une diva du dancefloor, depuis son premier album. N’est-elle pas celle qui a proposé le premier album remix de l’histoire, You Can Dance en 1987?

Pour célébrer ses 40 ans de carrière, Warner revisite enfin son répertoire immaculé avec un point de vue original, compiler 50 morceaux qui l’ont érigée en gloire absolue du clubbing, en fait les 50 numéro 1 qu’elle a cumulés au Billboard, dans la catégorie Club. Un record historique.

Pochette standard de Finally Enough Love de Madonna

© 2022 Warner Records, LLC, A Warner Music Group Company. All Rights Reserved.

Les aberrations du format physique

Le résultat de la démarche se résume en un tracklisting percutant sur quelques éditions physiques ronflantes et peu écologiques. En LP par exemple, Warner propose des éditions limitées avec la même pochette et le même contenu ; seule la couleur du vinyle change (le comble de l’inutilité). Le vrai collector, proposant l’intégrale des titres sur 6 disques, a été vendu sur le seul site internet de la chanteuse, et a été épuisé en deux jours. Le commun des mortels n’aura jamais su qu’elle existait. Pas terrible pour la promo de l’artiste dont les magasins physiques proposent les mêmes formats physiques depuis, osons le terme, des siècles.

La sortie sur CD est absurde a priori, avec une édition simple très chère (17 euros en moyenne pour un seul disque), et donc totalement inutile puisque, pour trois euros de plus, l’on peut se procurer l’édition digipack 3 disques comprenant l’intégrale des 50 mixes. Et là, c’est un must-have pour les curieux qui n’ont pas eu l’opportunité de collectionner les maxi 45 tours ou maxi vinyles de l’artiste féminine numéro 1 de ces 40 dernières années.

Tant d’éditions quasi similaires pour les collectionneurs, sans valeur ajoutée (le contenu exclusif étant ici juste nul), relève de l’aberration.

En streaming, la question du choix ne se pose (presque) pas, puisque Finally Enough Love se compose de 50 morceaux, parfois inédits en format numérique, y compris en achat numérique HD sur le site français Qobuz.

Finally Enough Love, titre par titre

Le point essentiel de cette vraie nouveauté réside dans la qualité sonore, éblouissante. Elle permet de (re)découvrir des sons que l’on n’avait guère remarqués lors des sorties précédentes. Trois albums de Madonna ont été restaurés à ce jour, les trois premiers, mais ça, c’était au tout début des années 2000. Cela signifie qu’aujourd’hui, l’ensemble des albums de la chanteuse est obsolète, car peu approprié pour des oreilles contemporaines exigeantes.

L’intégralité des mixes ont été sélectionnés par la madone elle-même. Notre avis, forcément subjectif, sur chacun des morceaux de l’album, prend en considération la lassitude d’entendre certains morceaux que nous connaissons que trop bien (Holiday, Like a Virgin, Material Girl…), mais les plus jeunes auditeurs ou ceux qui ne connaissent mal l’artiste auront sûrement du plaisir à les redécouvrir.

Edition collector de Finally Enough Love de Madonna

© 2022 Warner Records, LLC, A Warner Music Group Company. All Rights Reserved.

1. »Holiday » (7″ Version) 4:18
Tube intégral, daté, mais restauré. La version single est historiquement sans surprise. Elle date de 1983. Respect.

2. « Like a Virgin » (7″ Version) 3:36
Le tube qui fit de la madone une méga star est celui d’une époque à crucifix et à froufrou. Le morceau nous barbe. Le son excelle.

3. « Material Girl » (7″ Version) 3:58
Nous sommes dans l’overdose, même si nous avons beaucoup aimé cet extrait tiré de l’album Like a Virgin dont les jeunes Tiktokers ne se lassent pas. Bon son et mélodie toujours plus pertinente que la version flop de 2022, réadaptée en collaboration avec Saucy Santana (Material Gworrllllllll!).

4. « Into the Groove » (You Can Dance Remix Edit) 4:44
Enfin du son qui suscite l’intérêt. Le mix de Shep Pettibone dégage une énergie et une fraîcheur qui méritaient une vraie promotion pour en tirer un succès contemporain. La restauration est éclatante.

5. « Open Your Heart » (Video Version) 4:26
Excellente version de par son intro exclusive au vidéo-clip. Un classique impérissable que l’on n’écoute pas suffisamment. Puissance sonore au paroxysme.

6. « Physical Attraction » (You Can Dance Remix Edit) 3:52

Visiblement, ce morceau culte du premier album, a été exploité en 1987 ou 1988 pour promouvoir aux USA l’album Remix You Can Dance. Ce ne fut pas le cas en France. Le titre trop méconnu est d’une beauté urbaine qui trouve toute sa pertinence dans sa mélancolie. Restauration aux petits oignons.

7. « Everybody » (You Can Dance Remix Edit) 4:34

Même cas de figure. Le premier single officiel de Madonna est proposé dans un edit rare de You Can Dance, et retrouve toute sa capacité à faire onduler les clubbers nostalgiques. Le montage sonore original est toutefois étrange. Dans ses premières notes, on comprend que le mixage était fait pour l’enchaînement de la version album. Quel son !

8. « Like a Prayer » (7″ Remix Edit) 5:42

Un remix de Shep Pettibone brillant qui permet de mieux profiter du solo de guitare de Prince en toute fin. Ce remix brillant ne dénature pas le morceau. Il le complète.

9. « Express Yourself » (Remix Edit) 4:59
Probablement le meilleur mix d’Express Yourself, gonflé pour les clubs par Shep Pettibone. C’est la version 45 tours qui est donc proposé, celle que l’on souhaitait tous retrouver avec un son réhaussé. Voeu exaucé.

10. « Keep It Together » (Alternate Single Remix) 4:51
Pour ceux qui ont adoré le Blond Ambition Tour, il s’agit d’une version courte du mix qui clôt le show. Un hymne du collectif fraternel qui n’est pas sans mélancolie. Sa rareté hors YouTube, en faisait une nécessité. Le master déploie une quantité de sons inaccessibles auparavant. Un délice.

11. « Vogue » (Single Version) 4:20
La version que tout le monde a acheté en 45 tours ou Maxi CD en 1990 est enfin disponible pour la première fois en format physique depuis l’époque. L’intro change complètement de la version glamour du mix de l’album et du clip vidéo. Plus péchu, très diva. On apprécie.

12. « Justify My Love » (Orbit Edit) 4:31
C’est William Orbit qui a remixé ce classique de Madonna issu de la compilation The Immaculate Collection. Cette version alternative est magnifique de sensualité et de subtilité. Au niveau sonore, c’est une redécouverte intégrale.

13. « Erotica » (Underground Club Mix) 4:52
Erotica la magnifique est l’une des chansons les plus originales de Madonna. Ses remixes ne nous ont jamais touchés. Cette version garage club pourra être perçue comme inaudible pour beaucoup. La restauration démontre en tout cas un travail sonore riche et dépoussière vraiment ce titre que l’on redécouvre.

14. « Deeper and Deeper » (David’s Radio Edit) 4:02
Vraiment pas le meilleur mix de Deeper and Deeper, mais on s’en contentera. Le travail de David Morales, très daté, comme beaucoup de sons de cette décennie 90 assez pauvre, paraît plus moderne grâce au mixage contemporain. Pas mal du tout.

15. « Fever » (Radio Edit) 5:07
Bel apport de la restauration qui donne du relief à un remix qui paraissait un peu plat en son temps. Ceux qui n’aiment pas la version album seront loin d’être réconciliés avec cette reprise. Néanmoins, pour les autres, l’extravaganza est bien là.

16. « Secret » (Junior’s Luscious Single Mix) 4:15
Mix efficace par le DJ Junior Vazquez, très club 90, qui apporte sa propre mélancolie à une chanson teintée de blues. Attention, la restauration est particulièrement bénéfique à la puissance du titre.

17. « Bedtime Story » (Junior’s Single Mix) 4:52
Oubliez la version de Björk et Nellee Hooper, la version single de Bedtime Story, telle qu’elle fut diffusée sur les radios britanniques, c’est bien celle-ci. La star l’interpréta même lors des Brit Awards (la fois où elle n’est pas tombée, en 1995, ndlr). L’esprit est le même que pour celui de Secret. C’est un titre nouveau en quelque sorte, qui a beaucoup de charme. On le pensait vieilli, mais il fonctionne encore. Le mix nous le prouve.

18. « Don’t Cry for Me Argentina » (Miami Mix Edit)  4:28

Le remix radio de Don’t Cry For Me Argentina a permis une exploitation alternative à la version mélo du film d’Alan Parker. Ce mix a triomphé en son temps, et a utilisé des passages chantés alternatifs qui rendent l’implication de Madonna importante. Cette version single est un condensé d’énergie qu’il ne faut pas sous-estimé.

19. « Frozen » (Extended Club Mix Edit) 4:36
On entre ici dans les remixes de l’album Ray of Light par la grande porte. Ce remix puissant n’a pas vieilli et détrône toutes les réinterprétations récentes de la chanson. Attention, un vrai tube de dancefloor. Ce n’était pas gagné avec une chanson aussi spectrale.

20. « Ray of Light » (Sasha Ultra Violet Mix Edit) 5:06
Ray of Light vous lasse car trop entendu? Essayez les remixes. Le Sasha Ultra Violet Mix ne vaut pas que pour son excellent mixage car en réalité, ses distorsions de voix de Madonna sont particulièrement transcendantes dans sa version restaurée. Le mix progressif ne trahit pas le morceau d’origine.

21. « Nothing Really Matters » (Club 69 Radio Mix) 3:43
Pas de remixes de The Power of Goodbye ou de Substitute for Love, c’est Nothing Really Matters qui intervient ensuite, car lui a été numéro 1. Club 69 qui a déployé des tonnes de mixes pour ce single, a fait un travail d’une puissance énorme. Une version complémentaire qui ne dénature jamais le morceau d’origine un peu faible.

22. « Beautiful Stranger » (Calderone Radio Mix) 4:02
Remix classique, mais efficace de la chanson qui est nullement dénaturée. Du Calderone que l’on aurait préféré dans une version plus longue, mais c’est le jeu des compilations.

23. « American Pie » (Richard « Humpty » Vission Radio Mix) 4:25

Beaucoup haïssent cette reprise du classique américain de Don McLean. Ce dernier au contraire fut très honoré et loua la version album. La radio proposait  en revanche ce Richard Vission Mix, d’une efficacité réelle, qui perdait l’aspect psychédélique du morceau original. De notre côté, on n’a jamais su quelle version nous préférions. Les deux sont complémentaires et méritent donc l’écoute.

24. « Music » (Deep Dish Dot Com Radio Edit) 4:11
Tube mondial de Madonna et du Français Mirwais Ahmadzaï, Music a été un événement mondial avec une tonalité sonore totalement inédite de la part de Madonna. Le morceau est brillant, mais tous les remixes du tube numéro 1 aux USA et au Royaume-Uni, le furent tout autant. La version de Deep Dish proposée ici ne dépareille pas dans l’efficacité. On adore son volume sonore, sa folie contagieuse. D’une puissance inégalée.

25 « Don’t Tell Me » (Thunderpuss Video Remix) 4:08
Coécrite par le beau frère de Madonna et Mirwais, Don’t Tell Me est une chanson électro country. Bonne idée donc que de proposer ici en alternative une version électro pure par Thunderpuss, maître de ce début des années 2000. Pour nous, il s’agit du seul bon mix du morceau rendu soudainement audible. Evidemment, ici, on est dans la subjectivité absolue.

26. « What It Feels Like for a Girl » (Above and Beyond Radio Edit) 3:43
Grandiose. La version single de WIFLFAG fut un remix trance par Above & Beyond lors de leur meilleure période. Le mixage de 2022 permet de franchir les limites atmosphériques et de découvrir bien des petits sons oubliés. Cet edit ne reprend pas le contenu vocal des couplets et marque un virage radical par rapport au morceau féministe originel.

27. « Impressive Instant » (Peter Rauhofer’s Universal Radio Mixshow Mix) 5:30
Les remixes d’Impressive Instant ont été inutiles car la sortie du single a été annulée. Le Peter Rauhofer est d’un bon niveau même s’il lui manque des envolées. Il reste relativement plat dans son ensemble. Le son est en revanche électroniquement enthousiasmant.

28. « Die Another Day » (Deepsky Radio Edit) 4:06
Le thème du 20e James Bond par Deepsky s’accorde avec les discordances du morceau original de Mirwais. Une réussite.

29. « American Life » (Felix da Housecat’s Devin Dazzle Edit) 3:21
Très belle relecture du single qui provoqua la chute définitive de Madonna aux USA. Les orientations musicales et vocales réhaussent certaines faiblesses du titre éponyme de l’album. Un plaisir dans les conditions de restauration contemporaine.

30. « Hollywood » (Calderone & Quayle Edit) 3:59
Flop américain, Hollywood était une chanson attractive fortement diminuée par ce remix edit qui n’a que peu d’intérêt. L’un des plus faibles de l’album Finally Enough Love.

31. « Me Against the Music » (Peter Rauhofer Radio Mix; Britney Spears featuring Madonna) 3:42
Diablement efficace, le remix du duo Britney Spears / Madonna emporte tout sur son passage. L’edit est toutefois un peu court et trop vocal. Mais c’est la règle de ce format de compilation sur CD.

32. « Nothing Fails » (Tracy Young’s Underground Radio Edit) 4:30
L’idée de transformer Nothing Fails, magnifique ballade d’une sobriété à toute épreuve en tube dance, était farfelue. Mais la réussite de ce morceau dans les clubs américains a légitimé ce choix. On ne sera pas forcément très emballé par l’ensemble, mais ce morceau quelque peu trance a ses beaux moments.

33. « Love Profusion » (Ralphi Rosario House Vocal Edit) 3:55
Le single original était de la soupe en boîte illustrée par un clip dégoulinant d’un bleu Luc Besson qui signait la réalisation. Le remix house garage est un peu plus bougeant, mais réhausse à peine la réalité mollassonne de la chanson d’origine qui compte parmi les moins intéressants singles de Madonna.

34. « Hung Up » (SDP Extended Vocal Edit) 4:56
Le triomphe de Madonna des années 2000 est aussi l’un de ses meilleurs singles. Chose incroyable, le remix de Stuart Price est aussi puissant que l’original. C’est l’un des points forts de cette compilation.

35. « Sorry » (PSB Maxi Mix Edit) 4:31
L’unique collaboration des Pet Shop Boys avec Madonna. Certes, elle n’a pas eu lieu directement, mais au moins leur fait-elle l’honneur d’intégrer la compilation. Difficile de faire mieux que le mix de l’album qui a le rythme dans son ADN. Néanmoins, un remix plaisant.

36. « Get Together » (Jacques Lu Cont Vocal Edit) 4:22
Aucun intérêt. Fade et sans classe. L’insipidité est accentuée par son format edit.

37. « Jump » (Axwell Remix Edit) 4:44
Pas le meilleur mix de cet excellent avatar issu de l’album Confessions on a Dancefloor. En fait, on aurait largement préféré la version extended qui elle est sublime…

38. « 4 Minutes » (Bob Sinclar Space Funk Edit; featuring Justin Timberlake and Timbaland) 3:22
Un remix à la sonorité à la mode de son époque sans grande saveur. Ca passe sans trop de casse, mais ne laisse pas de souvenir impérissable.

39. « Give It 2 Me » (Eddie Amador Club 5 Edit) 4:55
Le tube de Pharrell Williams devient plus équilibré et se débarrasse de ses défauts de production. Mais, le remix n’est pas un incontournable. En fait, on peut même se surprendre à le contourner quand on ne zappait jamais Give It 2 Me lors de l’écoute de l’album Hard Candy (2008). Il y a donc un problème.

40. « Celebration » (Benny Benassi Remix Edit) 3:58
Enorme. C’est le mix de Celebration le plus connu pour avoir tourné sur les radios et en clip. Oakenfold revisité par Benny Benassi, c’est un pari gagnant. L’un des mixes les plus extatiques de cet album.

41. « Give Me All Your Luvin‘ » (Party Rock Remix; featuring LMFAO and Nicki Minaj) 3:59
Remix enjoué en parfaite harmonie avec le début des années 2010. On peut se surprendre à préférer cette version à celle proposée sur l’album.

42. « Girl Gone Wild » (Avicii’s UMF Mix) 5:14
Du son Avicii sur un single de Madonna… cela marque une époque. L’esprit très positif dénote avec les dernières heures du DJ à la fin tragique. Le mix est solide. L’ensemble des relectures proposées pour GGW étant de très grande qualité, le choix d’un remix ici n’était pas très problématique. Mais évidemment, rendre hommage à Avicii, qui a largement collaboré à Rebel Heart, était important.

43. « Turn Up the Radio » (Offer Nissim Remix Edit) 4:54
Pur morceau eighties de Madonna, Turn Up the Radio n’a pas eu le succès qu’il méritait avec sa mélodie limpide et catchy. Le remix d’Offer Nissim booste la chanson pop avec un beau crescendo. On prend. Attention, il faut plusieurs écoutes avant d’en dégager tout le potentiel.

44. « Living for Love » (Offer Nissim Promo Mix) 5:52
Le remix le plus célèbre de Living for Love, c’est celui-ci. Joué en concert ou surtout durant les Brit Awards qui ont vu la diva chuter au sens propre, cette version est impériale. Un bijou.

45. « Ghosttown » (Dirty Pop Intro Mix) 5:20
Vraiment pas le meilleur son de Dirty Pop, mais en approfondissant la bête, l’harmonie entre la mélancolie du morceau et les montées que crée le DJ, suscite une petite émotion qui ne trahit pas le titre original. On se situe néanmoins très loin de la révision par Offer Nissim qui était le choix idéal. Le DJ Yiannis String Intro Mix avait une élégance bienvenue sur cette compilation. Le Don Diablo ou le Razor N Guido Remixes étaient aussi d’heureuses alternatives.

46. « Bitch I’m Madonna » (Sander Kleinenberg Video Edit; featuring Nicki Minaj) 3:21
Remix coup de cœur, décalé et entêtant. Impossible de ne pas être en transe sur ce concentré d’électro qui s’écarte de la production originale.

47. « Medellín » (Offer Nissim Madame X in the Sphinx Mix; with Maluma) 5:28
Le premier single de l’album Madame X était réhaussé par Offer Nissim. Produit pour une efficacité optimale, ce remix contribue à mieux évaluer la chanson originale dont il joue avec les pistes originales avec force.

48. « I Rise » (Tracy Young’s Pride Intro Radio Remix) 3:50
Tracy Young aux commandes d’un remix à la limite de l‘ambient. Sans émotion ou presque. Il y avait tellement mieux à côté (le DJ Irene & The Alliance Remix, le DJLW Remix…).

49. « Crave » (Tracy Young Dangerous Remix; featuring Swae Lee) 4:46
Même faute de goût. Le passif de Tracy Young est lourd pour certaines oreilles et diminue fatalement notre intérêt pour cette fin de compilation. Les Benny Benassi, Otto Benson ou Boris remixes étaient plus variés.

50. « I Don’t Search I Find » (Honey Dijon Radio Mix)

Cette version radio par Honey Dijon à l’outrecuidance d’être plus élégante que le mix proposé sur l’album. Nous rappellerons que le titre de l’album, Finally Enough Love vient de ce morceau qui a l’honneur de conclure en beauté un impressionnant voyage dans l’histoire du remix, avec quelques uns des plus grands noms de son histoire.

Frédéric Mignard

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