Wonderland, le royaume sans pluie : la critique du film (2019)

Animation , Manga | 1h55min
Note de la rédaction :
7/10
7
Affiche de Wonderland, le royaume sans pluie

  • Réalisateur : Keiichi Hara
  • Date de sortie: 24 Juil 2019
  • Nationalité : Japonais
  • Titre original : Birthday Wonderland
  • Distributeur : Art House Films
  • Éditeur vidéo :
  • Box-office France / Paris-périphérie :
  • Festival : Festival international du film d'animation d'Annecy (Compétition)
Note des lecteurs

Wonderland le royaume sans pluie est une fable écologique de toute beauté dans laquelle le réalisateur Keiichi Hara adapte un style beaucoup plus orienté sur les rêveries du cinéma du studio Ghibli.

Synopsis : Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bric-à-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Il veut convaincre Akané qu’elle est la Déesse du vent vert dont parle la légende et qu’elle seule peut éviter la terrible sécheresse qui menace son royaume. Accompagnées par l’alchimiste et son disciple Pippo, Akané et sa tante s’engagent dans un voyage fantastique pour sauver Wonderland.

Critique :  Reparti bredouille du festival d’Annecy, Wonderland, le royaume sans pluie ne démérite pas. Après un écart dans le cinéma live et le magnifique film d’animation, au goût de biopic, Miss Hokusai, Keiichi Hara  adopte un ton, une douceur d’image et un univers foisonnant pour nous convier à franchir des passerelles entre deux mondes, qui évoquent énormément les studios Ghibli. En livrant une fable écologique dans laquelle une jeune fille pénètre via un portail caché le monde de Wonderland, et se voit confier la mission de sauver cet univers d’une sécheresse inéluctable, le cinéaste renvoie également aux univers d’une animation foisonnante, ceux de Makoto Shinkai (Your name, La tour au-delà des nuages, Voyage vers Agartha), ou Hosoda et sa Traversée du temps.

Poisson géant dans Wonderland, le royaume sans pluie

©Sachiko Kashiwaba,KODANSHA/2019 Birthday Wonderland Committee.

 

Wonderland le royaume sans pluie use des plus beaux atouts du studio Ghibli pour défendre une cause commune, la nature

Cette version moderne d’Alice au pays des merveilles et du Magicien d’Oz, nous téléporte dans un univers de lumières où la fantaisie est un pont vers un imaginaire qu’a su cultiver maître Miyazaki (impossible de ne pas songer à Totoro, dans ce rapport à l’ancien, à la campagne et la nature), avec l’urgence du climat et la nécessité de lutter. Le discours est on ne peut plus simpliste, sûrement trop évident, mais s’accompagne d’une beauté de trait et une composition de plans qui assurent bienveillance jusqu’au bout.

Après Les enfants de la mer de Ayumu Watanabe sorti une semaine plus tôt, qui était fort d’une thématique semblable, le cinéma d’animation japonais use de ses plus beaux atouts pour perpétrer un message qu’il a toujours su tenir jusqu’à atteindre à la fin des années 90 un paroxysme, avec une certaine Princesse Mononoke ou l’écologie épique d’un maître qui reste encore indétrônable, n’en déplaise à Keiishi Hara et Watanabe.

 

Critique de Frédéric Mignard

 

Les sorties de la semaine du 24 juillet 2019

Affiche de Wonderland, le royaume sans pluie

©Sachiko Kashiwaba,KODANSHA/2019 Birthday Wonderland Committee.

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Affiche de Wonderland, le royaume sans pluie

Bande-annonce de Wonderland, le royaume sans pluie

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