Obsession : la critique du film de Curry Barker (2026)

Fantastique, Epouvante, Horreur | 1h48min
Note de la rédaction :
5,5/10
5,5
Affiche de Obsession de Curry Baker

  • Réalisateur : Curry Barker
  • Acteurs : Michael Johnston, Inde Navarrette
  • Date de sortie: 13 Mai 2026
  • Année de production : 2025
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Obsession
  • Titres alternatifs : Obsession - A Felicidade é Relativa (Portugal) / Obsesja (Pologne) / Obsesión (Mexique) / Megszállottság (Hongrie) / Obsession - Du sollst mich lieben (Allemagne) / Posedlost (Tchèque) / Obsessão (Brésil)
  • Casting : Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless, Andy Richter, Haley Fitzgerald, Darin Toonder, Anthony Pavone, Justice, Anthony Casabianca, Chloe Breen, Malcolm Kelner
  • Scénariste : Curry Barker
  • Monteur : Curry Barker
  • Directeur de la photographie : Taylor Clemons
  • Compositeur : Rock Burwell
  • Cheffe Maquilleuse : Kate Oja
  • Cheffe décoratrice : Vivian Gray
  • Directrice artistique : Sally Choi
  • Producteurs : James Harris, Christian Mercuri, Roman Viaris-de-Lesegno
  • Producteurs exécutifs : Jason Blum, Leonora Darby, David Haring, Ruzanna Kegeyan, Mark Lane
  • Sociétés de production : Capstone Pictures, Blumhouse Productions, Tea Shop Productions, Under the Shell
  • Distributeur : Le Pacte
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo : Le Pacte (DVD et blu-ray, 2026)
  • Date de sortie vidéo : 15 septembre 2026
  • Budget : 750 000 $
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Box-office nord-américain / monde :
  • Classification : Interdiction aux - 16 ans
  • Formats : 1.50 :1 / Couleurs / Son : 5.1
  • Festivals : Festival international du film de Toronto 2025 : avant-première mondiale / FocusFest 2025 : projection / South by Southwest 2026 : projection en avant-première / Festival de Sitges 2025 : en compétition
  • Nominations :
  • Récompenses : Festival de Sitges 2025 : Prix spécial du jury pour Curry Barker
  • Illustrateur/Création graphique : © Benjamin Seznec pour Troïka (affiche). Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Le Pacte. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse : Etienne Lerbret, Stéphane Ribola
  • Tagline : "Curry Barker, nouveau prodige de l'horreur" Première / Votre relation est toxique ? La leur est mortelle.
  • Franchise :
Note des spectateurs :

Premier film assez anxiogène, Obsession révèle le jeune cinéaste indépendant Curry Barker, même si un script mieux bâti et des acteurs plus convaincants auraient permis d’améliorer le résultat final, quelque peu immature.

Synopsis : Et si vous pouviez réaliser votre rêve le plus fou ? Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !

Obsession, un tout petit film indépendant

Critique : Repéré sur YouTube, le jeune cinéaste Curry Barker a débuté dans la comédie en postant de courtes vidéos avec son complice Cooper Tomlinson. Le tout est devenu viral, au point que le jeune touche-à-tout est ensuite passé par la case court métrage. Mais c’est véritablement le moyen métrage d’une heure Milk & Serial (2024) sur le mode du found footage qui l’a imposé par ses millions de vues sur internet. De quoi permettre à ces jeunes gens venus du fin fond de l’Alabama de mobiliser 750 000 $ pour enfin tourner un long métrage d’épouvante intitulé Obsession (2025).

Obsession, photo 1

© Le Pacte. Tous droits réservés.

Présenté à plusieurs investisseurs, le métrage a fait tellement sensation qu’une véritable enchère a entouré sa vente. C’est finalement le distributeur Focus Features qui a emporté la mise en déboursant 15 millions de dollars pour pouvoir projeter le long métrage sur les grands écrans de la plupart des pays étrangers (à l’exclusion de la France). Par la suite, Blumhouse Pictures s’est également associé à la promotion du métrage qui est donc déjà une excellente affaire pour ses créateurs.

Une belle ambiance anxiogène en partie gâchée par des acteurs à la peine

Dès le départ, l’aspect indépendant marque le spectateur puisque le long métrage est proposé dans un format étriqué de 1.50 :1 (pour une image quasiment carrée). Cela n’entrave pourtant pas l’immersion dans une ambiance qui va rapidement devenir pesante, notamment grâce à l’excellente partition musicale signée Rock Burwell (en mode Angelo Badalamenti pour les œuvres les plus sombres de David Lynch).

Pourtant, un bémol intervient assez rapidement dans ce bel échafaudage puisque la prestation de l’acteur principal Michael Johnston laisse quelque peu circonspect. En fait, on a bien du mal à trouver le comédien crédible en jeune homme aussi timide que maladroit dans ses relations avec les femmes. Ses réactions puériles peuvent même faire sourire car elles rappellent des maladresses d’adolescent alors que l’acteur arbore une bonne vingtaine d’années au compteur.

Bonne idée, certes, mais pour un court métrage

Pire, il laisse passer une occasion rêvée pour finalement avoir recours à un subterfuge peu crédible qui est de faire un vœu en espérant qu’il se réalise, et ceci grâce à un artefact trouvé dans une boutique New-Age. Ainsi, en moins d’un quart d’heure, l’intrigue est posée et l’obsession que va nourrir la jeune femme de ses rêves pour le jeune homme empoté tourne sans doute un peu trop rapidement au cauchemar éveillé.

Obsession, photo 2

© Le Pacte. Tous droits réservés.

En fait, la relation se révèle bien vite totalement toxique entre cet homme incapable de prendre ses responsabilités et cette femme possédée par une entité mystérieuse. Durant ce long passage, Michael Johnston ne joue pas toujours de manière très juste, avec des tics dignes de certains programmes télévisés, tandis que sa partenaire Inde Navarrette déclenche à la fois la peur, mais aussi le rire. On a d’ailleurs du mal à savoir si ces séquences quasiment burlesques sont volontaires ou juste maladroites. En tout cas, elles tranchent dans un ensemble qui possède une tonalité très sombre, voire glauque lorsque la relation se dégrade fortement.

Une thématique actuelle traitée sans grande maturité

Malheureusement, si certains moments sont véritablement effrayants, notamment grâce à une bande-son très travaillée, le nombre de victimes demeure exceptionnellement bas et l’on assiste donc essentiellement à un drame intimiste sur une relation toxique entre deux individus. Certains ont pu déceler un point de vue féministe car le jeune homme ôte tout discernement à la jeune femme par l’imposition du fameux vœu, mais on a surtout l’impression que Curry Barker a voulu pousser jusqu’au bout une idée de base qui aurait pu être celle d’un court métrage. D’où l’impression de longueurs et de nombreuses redites qui alourdissent considérablement le métrage.

Manquant quelque peu de nerfs, le drame dépressif n’est donc pas le choc attendu, même si on lui reconnaît de réelles qualités pour une première œuvre tournée à l’aide d’une somme aussi dérisoire. Des comédiens plus chevronnés auraient peut-être aidé à faire passer la pilule d’un film qui manque clairement de maturité dans son propos. La jeune génération devrait cependant y trouver son compte par la thématique abordée.

Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 13 mai 2026

Affiche de Obsession de Curry Baker

Affiche : Benjamin Seznec pour Troïka. © Le Pacte. All Rights Reserved.

Biographies +

Curry Barker, Michael Johnston, Inde Navarrette

Mots clés

Cinéma américain, Cinéma indépendant américain, Films sur le couple, L’emprise au cinéma, La manipulation au cinéma, Premier film

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Affiche de Obsession de Curry Baker

Bande-annonce d'Obsession (VF)

Fantastique, Epouvante, Horreur

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