Les lolos de la pompiste : la critique du film (1991)

Pornographique | 1h20min
Note de la rédaction :
Non noté/10
Non noté
Les lolos de la pompiste, affiche cinéma

  • Réalisateur : Alain Payet
  • Date de sortie: 19 Juin 1991
  • Année de production : 1991
  • Nationalité : Français
  • Titre original : Les lolos de la pompiste
  • Interprètes : Jean-Pierre Armand, Christophe Clark, Olga, Désiré Bastareaud, Christelle
  • Réalisateur : Alain Payet (sous le pseudo de John Love)
  • Producteur : Jean-François Merle
  • Sociétés de production : Cinévog
  • Distributeur : Cinevog
  • Distributeur reprise : Penguin / Antarès
  • Box-office France / Paris-Périphérie : Inconnu
  • Classification : Interdit aux moins de 18 ans
  • Illustrateur / Création graphique : © Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Cinevog. Tous droits réservés / All rights reserved
Note des spectateurs :

Les lolos de la pompiste est un film pornographique sorti en salle en 1991. Il est réalisé par John Love, alias Alain Payet.

Synopsis : Madame Arlette tient un garage d’une poigne de fer et surveille particulièrement les agissements de ses mécaniciens qui pensent à d’autres pots qu’à ceux des automobiles.

Le film : Sorti le 19 juin 1991, Les Lolos de la pompiste est un film 35mm à caractère pornographique qui a pris d’assaut trois cinémas parisiens : le Cinevog Saint Lazare devenu par la suite Les 5 Caumartin, le Mery, anciennement situé à Place de Clichy, et le Brooklyn, sur les Grands Boulevard, où se trouve désormais le Jamel Comedy Club.

Cette étrangeté, celui des corps hors-normes, se focalise sur les femmes à fortes poitrines, notamment la tenancière du garage, jouée par la peu délicate Olga, qui entraîne ses mécaniciennes à une gymnastique des lolos qui à forcément donné naissance au titre culte, célébré par tous depuis son apparition hilarante parmi les nouveautés du Pariscope, au milieu de titres plus conventionnels comme Une époque formidable (Jugnot), le cannois Toto le héros, Un baiser avant de mourir avec Matt Dillon, ou La créature du cimetière, d’après Stephen King. Ici, les poitrines flasques tombent et ne ressemblent en rien aux seins sophistiqués et siliconés qui pointeront fièrement dans les productions du genre, quelques années plus tard. L’époque est crue.

Avec un apprenti mécano homosexuel qui sera employé le temps d’une scène bi inattendue, le client nain et noir joué par l’éternel Désiré Bastareaud (qui passait aussi bien des clips de Dorothée au X de Pierson, Kikoïne ou Payet), venu réclamer sa voiture auprès d’une patronne désireuse de répondre aux réclamations des clients à sa façon… le délire refuse de donner dans la dentelle et encore moins dans le beau ou le sensuel, précipitant le X dans les affres du cracra rigolo.

En fait, le film fait suite au succès de La doctoresse a de gros seins du même Payet/John Love qui était également paru dans les mêmes trois cinémas en 1988, avant, lui aussi, de poursuivre une carrière triomphale en VHS chez Penguin/Antarès. Un environnement corporatiste, un titre putassier et une mécanique délirante de Z comico grotesque. A l’époque, le surréalisme sortait des murs des musées pour investir d’autres établissements moins fréquentables, et pourtant, du moins pour quelques mois, encore fréquentés.

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Les lolos de la pompiste, affiche cinéma

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