L’envolée : la critique du film (2020)

Drame social | 1h23min
Note de la rédaction :
6/10
6
L'envolée d'Eva Riley, affiche

  • Réalisateur : Eva Riley
  • Acteurs : Frankie Box, Alfie Deegan
  • Date de sortie: 08 Juil 2020
  • Nationalité : Britannique
  • Titre original : Perfect 10
  • Scénariste : Eva Riley
  • Société de production : BBC Films, British Film Institute (BFI), Creative England, Ngauruhoe Film, The Bureau, iFeatures
  • Distribution : Arizona Distribution
  • Editeur vidéo : A suivre
  • Date de sortie vidéo : A suivre
  • Box-office France / Paris-Périphérie : A suivre
  • Classification : Tous publics
  • Format : 2.35 : 1 / 5.1
  • Crédits photo : Crédit photo : Steven Cameron Ferguson
Note des spectateurs :
[Total : 0   Moyenne : 0/5]

Du manque de repères chez l’adolescent, Eva Riley tire L’envolée, un drame familial enrichi par la fraîcheur de ses interprètes, mais qui pâtit de la comparaison avec Fish Tank d’Andrea Arnold ou le cinéma naturaliste continental comme Rosetta…

Synopsis : Leigh, 14 ans, vit dans la banlieue de Brighton avec un père souvent absent. C’est une gymnaste douée qui s’entraîne intensément pour sa première compétition. Lorsqu’un demi-frère plus âgé apparait un jour sur le seuil de sa porte, son existence solitaire vacille. La méfiance fait place à des sensations inconnues et grisantes. Leigh s’ouvre à un monde nouveau.

 

Critique : Issue d’Ecosse, mais désormais vivant sur la côte sud de l’Angleterre, à Brighton, la réalisatrice Eva Riley s’inspire de sa région d’adoption pour porter un regard universel sur la difficulté d’être adolescent et de se construire des repères. A l’image de beaucoup d’auteurs avant elle – on pense notamment à Andrea Arnold et son film coup de poing Fish Tank, avec Michael Fassbender -, elle signe une œuvre naturaliste où la jeunesse paumée manque de cadre, de perspective, d’argent.

L'envolée avec Alfie Deegan et Frankie Box

Copyrights : Laurie Sparham

La jeune Leigh n’est pas forcément une marginale, une écorchée vive comme notre Palmée Rosetta. Elle essaie de trouver une échappatoire dans la gymnastique, avec le soutien d’une figure parentale de substitution en la personne de son coach. Le manque d’argent, les remarques désobligeantes des autres gamines de son âge, et la déprime à peine cachée de son paternel, caractérisent son drame personnel jusqu’à l’arrivée d’un élément extérieur qui va accentuer sa crise d’adolescence en suscitant le désir et le besoin de mimétisme, un (demi-)frère caché, dont elle va secrètement tomber amoureuse et surtout y trouver toute la mauvaise influence du monde, même si le bougre est loin d’être mauvais.

Voir un 3e extrait du film

L’envolée un peu en-dessous de la mêlée

Dans cette jeunesse en errance des quartiers populaires d’un royaume paradoxalement uni par la survivance du système de castes sociales, on navigue en territoire connu. Les jeunes affichent un caractère effronté, un accent qui porte l’ADN de leur racines populaires ; la métaphore sportive est filée et le passage par la délinquance quasi obligé.

Loin d’être médiocre, L’envolée embrasse son héritage culturel qui peut renvoyer à Dickens, sans parvenir à se distinguer de la mêlée de très grands films qui ont germé au fil des décennies dans une cinématographie à l’aise dans le malaise, celui d’une jeunesse pas si éloignée de la nôtre, qu’on ne se lasse jamais de retrouver pour de nouvelles mésaventures sociales.

Frédéric Mignard  

Sorties de la semaine du 8 juillet 2020

L'envolée d'Eva Riley, affiche

Copyrights : Arizona Films


Trailers & Vidéos

trailers
x
L'envolée d'Eva Riley, affiche

Bande-annonce de l'envolée

Drame social

x