Réalisateur, scénariste et acteur américain, William Beaudine est né en 1892 à New York. Il fait partie des pionniers du cinéma américain en entrant à la Biograph en 1909. Durant cette période, il apprend tous les métiers du cinéma et assiste notamment David W. Griffith. Ainsi, il se forme progressivement à la réalisation. Toutefois, il démarre vers 1909 une carrière d’acteur comique dans des courts-métrages burlesques. Ainsi, il en tourne une bonne quarantaine entre 1909 et 1915.
C’est à cette époque qu’il choisit de passer enfin à la réalisation avec bon nombre de courts-métrages comiques. L’homme est un touche-à-tout qui a malheureusement préféré la quantité à la qualité. Parmi une œuvre pléthorique et assez médiocre, on notera toutefois quelques bons titres en début de carrière, dont La petite Annie (1925) avec la grande Mary Pickford. On lui doit ensuite Les moineaux (1926) qui bénéficie d’une excellente réputation. Enfin, il s’est illustré en réalisant La parade du rire (1934) qui est considéré comme l’un des meilleurs titres du comique W.C. Fields.
Après cette période, William Beaudine va continuer à officier pour le compte de petites compagnies comme Republic Pictures, tournant des séries B et Z à la chaîne, parfois au rythme de plusieurs par semaine. Autant dire que la qualité n’est que rarement au rendez-vous pour ce stakhanoviste de la caméra qui a également proposé ses services à la télévision.
Alors que sa carrière s’enfonce progressivement dans les années 60, il décède en 1970 à l’âge de 78 ans. Si sa filmographie comprend encore deux titres au cours des années 70, il s’agit en fait de montages d’épisodes de la série télé Le frelon vert, histoire de profiter de la notoriété de Bruce Lee. Etant déjà mort, il n’en a pas la réelle paternité, même si c’est bien lui qui est derrière la caméra.