Acteur, réalisateur et scénariste japonais, Shigeru Amachi (de son vrai nom Noboru Usui) est né en 1931 à Nagoya, au Japon. Frère cadet du photographe Kaoru Usui, Shigeru Amachi a intégré le studio Shintoho dès 1951 où il est employé dans un nombre conséquent de films d’action de séries B ou des drames historiques.
Un acteur de séries B
S’il tient au départ des rôles secondaires, il finit progressivement par s’imposer comme une vedette du studio avec des films comme Viol au Japon (Toshio Shimura, 1956), avant de triompher dans Akatsuki no hijôsen (Kiyoshi Komori, 1957) dont il interprète le personnage principal, particulièrement nihiliste.
Ensuite, il connaît d’autres jolis succès avec Le Policier et le Fantôme (Nobuo Nakagawa, 1958) ou encore Histoire de fantômes japonais (Nobuo Nakagawa, 1959). On le revoit dans Jigoku (Nobuo Nakagawa, 1960).
Le temps de la célébrité
Lorsque la Shintoho fait faillite en 1961, Shigeru Amachi parvient à intégrer la plus prestigieuse Daiei qui lui offre aussitôt un magnifique rôle de samouraï dans La Légende de Zatoïchi : Le Masseur aveugle (Kenji Misumi, 1962) qui rencontre un immense succès public. Le comédien enchaîne aussitôt avec Tuer (Kenji Misumi, 1962), Le Démon du château de Sendai (Kenji Misumi, 1962), Pari sur l’épée (Tokuzô Tanaka, 1962), Kaoyaku (Teruo Ishii, 1965), Le Sabre de la bête (Hideo Gosha, 1965) et La Légende de Zatoïchi – La Vengeance (Tokuzô Tanaka, 1966).
La télévision et le théâtre pour fin de carrière
A partir de l’année 1968, Shigeru Amachi tourne également pour la télévision où il enchaîne les séries à succès, tout en jouant parallèlement au théâtre. S’il tourne encore des films demeurés inédits chez nous durant la décennie 70, il se concentre véritablement sur sa carrière télé au début des années 80. En 1984, il fait l’expérience de la réalisation avec un moyen métrage, mais l’homme est déjà fatigué.
Shigeru Amachi décède précocement en 1985 alors qu’il n’a que 54 ans.