Serge Pénard est un réalisateur havrais à la carrière méconnue. Il a également écrit trois de ses films.
Serge Pénard commence par des courts métrages dans les années 70, comme La mère sauvage ave Denise Bailly et Michel Leeb, en 1973, Rose, Maître Saval, et Berthine et les Prussiens, en 1976.
Pénard est peu connu du grand public, mais les amateurs de comédies franchouillardes l’associent à des acteurs typés de la grande époque de ce cinéma, comme Jean Lefebvre et Bernard Menez qui l’accompagnent sur son premier long, Tendrement vache, en 1979. Il dirige à nouveau les deux comédiens à l’occasion du Chêne d’Allouville en 1981, d’après son propre roman (1980), mais encore une fois, le résultat passe relativement inaperçu, avec seulement 327 832 spectateurs.

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Serge Pénard dirige également Francis Perrin à deux reprises, tout d’abord dans Le corbillard de Jules, avec Aldo Maccione qui trouve 637 109 entrées en 1982. Pas vraiment un beau score pour l’acteur italien qui sortait du triomphe de Tais-toi quand tu parles (2 009 653 spectateurs).
La dernière grosse sortie en salle est de Serge Pénard est Le gaffeur. Mais là encore, c’est un revers. Le bide nanardesque marque un peu la fin du cinéma franchouillard, en 1985, à l’aube de la crise du cinéma historique qui frappe rudement cette cinématographie d’une autre époque. La comédie avec Jean Lefebvre et Jean Roucas ne trouve que 229 636 spectateurs, malgré un bel habillage promotionnel par l’illustrateur Mascii.
Le cinéaste doit se rabattre sur le théâtre faute de pouvoir poursuivre au cinéma. Il écrit de nombreuses pièces, adapte ses œuvres comme Un amour de vache en 1987 et en 2005, mais aussi son fameux Chaîne d’Allouville sous le titre d’Il faut sauver le chêne d’Allouville en 2007, avec Georges Beller.
En 1996, il tente un retour derrière la caméra avec le divertissement La Braconne, qui est un échec faute d’écrans pour pouvoir exister. Le divertissement avec Henri Guybet et son ami Francis Perrin passe totalement inaperçu.
Depuis 2000, il s’est occupé de la direction artistique de dizaines de pièces de théâtre et travaille avec des noms comme Alil Vardar, Henri Guybet, Francis Joffo, Patrice Leconte, et même l’ancien présentateur Philippe Risoli.

Illustration : JC Trambouze. All Rights Reserved.