Samuel Fuller

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur
Dressé pour tuer, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 12 août 1912 à Worcester (USA)
  • Date de décès : 30 octobre 1997 à Los Angeles (USA)
  • Crédit visuel : © 1982 Paramount Pictures / Affiche : Guy Bourduge - Guy Jouineau. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain, Samuel Fuller est adolescent lorsqu’il aborde le monde du journalisme avant même d’écrire ses premiers articles.

Une jeunesse de baroudeur

Il est ainsi témoin des désordres de l’Amérique de la prohibition, puis de la grande crise des années 30. Il décrit dans ses articles la misère des pauvres gens, tout en couvrant des crimes crapuleux. De quoi forger une vision de l’humanité particulièrement sombre. Vers le milieu des années 30, il se sert de cette expérience incomparable pour signer des romans bon marché et des scripts pour le cinéma. On lui doit alors les scénarios de La loi de la pègre (Cruze, 1938) ou encore Federal Man-Hunt (Grinde, 1938). Il y forge un style épuré et tranchant qui va à l’essentiel.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage en tant que volontaire. Il fait partie de la fameuse Big Red One, unité américaine ayant participé coup sur coup aux débarquements en Afrique du Nord, en Sicile, puis en Normandie, avant d’aller libérer les camps de la mort. Samuel Fuller, au cœur des combats les plus importants de la guerre sur le sol européen, a ramené des images exceptionnelles qui témoignent de la violence des affrontements.

Après cette expérience marquante, il revient à Hollywood et recommence à signer des scripts de série B. On lui doit notamment Jenny, femme marquée (Sirk, 1949).

Fuller, maître de la série B

Samuel Fuller se lance ensuite dans la réalisation grâce à une compagnie indépendante nommée Lippert. Il tourne J’ai tué Jesse James (1949) et Le baron de l’Arizona (1950), mais ce sont ses films de guerre qui vont surtout attirer l’attention. Il réalise deux longs métrages anticommunistes sur la guerre de Corée intitulés J’ai vécu l’enfer de Corée (1951) et Baïonnette au canon ! (1951). Il signe ensuite un film plus personnel avec Violences à Park Row (1952) qui décrit ses années en tant que journaliste pour la presse à sensation.

Désormais, la grande firme 20th Century Fox s’intéresse à lui et le prend sous contrat. Fuller dispose de moyens accrus et signe l’excellent Le port de la drogue (1953) avec Richard Widmark. Le long-métrage est un joli succès et Zanuck lui confie Le démon des eaux troubles (1954) et surtout La maison de bambou (1955) qui s’impose par sa réalisation racée et son utilisation judicieuse du décor japonais.

Samuel Fuller ou le choix de l’indépendance

Samuel Fuller reprend plus ou moins son indépendance en allant de studio en studio pour tourner Porte de Chine (1957) qui évoque la situation au Vietnam, et deux westerns intéressants : Le jugement des flèches (1957) et Quarante tueurs (1957). Déjà producteur de ses propres films, Samuel Fuller va s’individualiser par rapport aux grands studios. Il tourne alors une série de films remarquables qui comptent parmi ses chefs-d’œuvre comme Le kimono pourpre (1959), Underworld, U.S.A. (1961), Les maraudeurs attaquent (1962) et surtout Shock Corridor (1963) et Police spéciale (1964), parmi ses plus grandes réussites.

Une fin de carrière difficile

Toutefois, Samuel Fuller a payé cher cette volonté d’indépendance en tournant avec peu de moyens et sans vedettes, le condamnant à une certaine confidentialité. Afin de renflouer les caisses, il travaille souvent pour la télévision durant les années 70 où il touche le fond.

Il ne tourne plus que le médiocre Shark ! (1969), avant de retrouver enfin un sujet qui le touche de près pour Au-delà de la gloire (1980) qui raconte son histoire au cœur de l’armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale.

Remis en selle, Samuel Fuller fait scandale en 1982 avec Dressé pour tuer où il dénonce le racisme, mais se retrouve accusé d’être raciste lui-même. Le film, pourtant excellent, est un cruel échec aux Etats-Unis. Samuel Fuller, qui a toujours été un chouchou de la critique française, trouve quelques financements dans notre pays et tourne ainsi Les voleurs de la nuit (1984) avec Véronique Jannot, Victor Lanoux et Stéphane Audran. Enfin, il signe son dernier long-métrage de cinéma sur un scénario de Jacques Bral intitulé Sans espoir de retour (1989) qui est loin de faire l’unanimité.

Désormais, Samuel Fuller ne tourne plus qu’en tant qu’acteur et est victime d’un accident vasculaire cérébral en 1994. Il retourne vivre aux Etats-Unis et décède en 1997 à l’âge de 85 ans.

Virgile Dumez

Filmographie :

Réalisateur (longs-métrages de cinéma uniquement) :

  • 1949 : J’ai tué Jesse James (I shot Jesse James)
  • 1950 : Le Baron de l’Arizona (The Baron of Arizona)
  • 1951 : J’ai vécu l’enfer de Corée (The Steel Helmet)
  • 1951 : Baïonnette au canon (Fixed Bayonets)
  • 1952 : Violence à Park Row (Park Row)
  • 1953 : Le Port de la drogue (Pickup on South Street)
  • 1954 : Le Démon des eaux troubles (Hell and High Water)
  • 1955 : Maison de bambou (House of Bamboo)
  • 1957 : Porte de Chine (China Gate)
  • 1957 : Le Jugement des flèches (Run of the Arrow)
  • 1957 : Quarante tueurs (Forty Guns)
  • 1959 : Ordres secrets aux espions nazis (Verboten)
  • 1959 : Le kimono pourpre (The Crimson Kimono)
  • 1960 : Les Bas-fonds new-yorkais (Underworld U.S.A.)
  • 1962 : Les maraudeurs attaquent (Merrill’s Marauders)
  • 1963 : Shock Corridor
  • 1964 : Police spéciale (The Naked Kiss)
  • 1969 : Shark !
  • 1980 : Au-delà de la gloire (The Big Red One)
  • 1982 : Dressé pour tuer (White Dog)
  • 1983 : Les Voleurs de la nuit (Thieves After Dark)
  • 1988 : Sans espoir de retour (Street of No Return)

Filmographie

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Dressé pour tuer, l'affiche

Bande-annonce de Maison de bambou (VO)

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur

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