Keizō Murase se fait embaucher en 1958 par la société Tōhō pour créer le costume de la créature dans Varan, le monstre géant de Ishirō Honda, avec lequel il travaille également pour Mothra (1961). Il devient dès lors l’un des modélistes, sculpteurs et costumiers les plus appréciés du cinéma de genre japonais.
On lui doit, entre autres, les sculptures de King Kong. Godzilla ou King Ghidrah, et il effectue à l’occasion les cascades en se mettant dans la peau de ses créatures. Il retrouve Ishirō Honda pour King Kong contre Godzilla (versions nipponne et américaine, 1962/63), Ghidra, le monstre à trois têtes (1964) et Frankenstein conquiert le monde (1965).
Parmi les autres films auxquels il collabore, on peut citer Le retour de Majin (1966) de Kenji Misumi, Le colosse de Hong Kong (1977) de Ho Meng-hua et La septième malédiction (1986) de Lam Ngai-kai.
Keizō Murase reste actif jusqu’à un âge très avancé, s’adaptant au numérique. En 2024, il est récompensé pour l’ensemble de sa carrière par les Prix de l’Académie japonaise et réalise son unique long métrage, Kami no Fude. Le vétéran est décédé le 14 octobre de la même année à l’âge de 91 ans.