Acteur japonais, Kanji Koshiba est né en 1916 au Japon. Il débute sa carrière cinéma durant la Seconde Guerre mondiale en travaillant pour la compagnie Shinkô Kinema, studio célèbre des années 30, mais qui subit alors une importante restructuration, donnant naissance à la Daiei. Le comédien a déjà beaucoup tourné lorsqu’on lui confie le rôle de l’homme invisible dans L’Homme invisible apparaît (Nobuo Adachi, 1949). Si son rôle est effectivement central, il n’apparaît pas beaucoup à l’écran pour des raisons évidentes liées au sujet même du long métrage.
Le cinéaste le retrouve pourtant sur Claws of Iron (Nobuo Adachi, 1951), un autre film d’horreur. Par la suite, il se distingue encore dans La légende du grand bouddha (Teinosuke Kinugasa, 1952) et va entamer le moment fort de sa carrière en jouant les seconds rôles dans plusieurs grands films. Parmi eux, on peut citer Les musiciens de Gion (Kenji Mizoguchi, 1953), La Porte de l’enfer (Teinosuke Kinugasa, 1953), L’Intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954), avant d’intégrer la saga Satomi Hakken-den qui compte plusieurs films.
Ensuite, on le revoit dans Akô rôshi – Ten no maki; Chi no maki (Sadatsugu Matsuda, 1956) qu’il tourne pour le compte de la Toei. Après ce départ de la Daiei, Kanji Koshiba a du mal à retrouver l’aura d’avant. Il est encore présent dans Shingo nijûban shôbu (Sadatsugu Matsuda, 1961).
En 1961, sa carrière s’interrompt brusquement. Est-ce volontaire ? Est-il décédé ? Aucune information ne semble avoir filtré sur une éventuelle mort.