Actrice allemande, Ingrid van Bergen débute au cabaret et au théâtre. Elle aborde le cinéma en incarnant un modèle dans Portrait d’une inconnue (1954) de Helmut Käutner, qui la dirige aussi dans Le général du diable (1955). La jeune femme, élégante et séduisante, est ensuite à l’affiche de plusieurs productions locales dont Les enfants prodiges (1958) de Kurt Hoffmann, Coups de foudre (1958) et La rage de vivre (1959) d’Alfred Vohrer. Elle est nommée au German Film Award du meilleur second rôle féminin avec Des roses pour le procureur (1959) de Wolfgang Staudte, qui reste son film le plus célèbre.
Dans les années 60, elle dévoile son talent dans divers longs métrages comme Opération coffre-fort (1960) d’Alfred Weidenmann, La grande vie (1960) de Julien Duvivier, Trahison sur commande (1962) de George Seaton, Erotikon – Karussell der Leidenschaften (1963) de Bostjan Hladnik, Moi et les hommes de 40 ans (1965) de Jacques Pinoteau, Les fausses vierges (Tyrol, Brummer, Ráthonyi, 1967).
Ingrid van Bergen se consacre davantage à la télévision à la décennie suivante quand surgit un drame : en 1977, elle tue son amant et voit condamnée à une peine de prison pour homicide involontaire. Libérée pour bonne conduite en 1981, elle reprend les chemins des studios, tout en se consacrant à la cause animale.
Le public germanique la croise encore dans quelques films comme Opération Madonna (Blumenberg, 1987), Neuner (Masten, 1990) et Bonjour l’angoisse (Roehler, 2003). Mais c’est surtout le petit écran qui l’accapare, de l’inévitable série Tatort à la téléréalité. Elle se retire en 2017. Ingrid van Bergen est décédée le 28 novembre 2025 à l’âge de 94 ans.