Francis Blanche

Acteur, Réalisateur, Scénariste
Un drôle de paroissien, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Français
  • Date de naissance : 20 juillet 1921 à Paris (France)
  • Date de décès : 6 juillet 1974 à Paris (France)
  • Crédit visuel : © 1963 A.T.I.C.A. - Corflor - Le Film d'Art- Société Nouvelle de Cinématographie (SNC) / Illustrateur : Clément Hurel. Tous droits réservés.

Biographie

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Acteur, scénariste, dramaturge et parolier, Francis Blanche est un des grands comiques des années 50-60. Avec Pierre Dac, il a formé un duo fameux qui a marqué l’histoire du cabaret et de la radio. Il a beaucoup tourné de comédies, des bonnes et des moins bonnes.

Des Branquignols au commandant Schultz

Membre de la troupe des Branquignols de Robert Dhéry dans les années 40 et 50, Francis Blanche a formé avec Pierre Dac un célèbre duo comique, à la scène, la télévision et la radio. Comédien, mais aussi dramaturge, auteur d’opérettes et parolier, il a triomphé dans plusieurs spectacles, dont la pièce de boulevard Adieu Berthe, adapté par Albert Husson, dans une mise en scène de Jacques Charon (1968-1969).

Le cinéma a très vite fait appel à ce talent polyvalent, comme acteur, davantage que réalisateur et scénariste. Francis Blanche n’est l’auteur que d’un seul film, Tartarin de Tarascon (1962), coréalisé avec Raoul André ; mais il a signé les dialogues du film culte La Grande bouffe (1973) de Marco Ferreri, et écrit le scénario de Signé Furax (1981) de Marc Simenon, sorti sept ans après sa mort.

Comme acteur, il est apparu dans de nombreuses comédies, où sa rondeur, sa diction particulière et son humour décalé étaient irrésistibles.

Le pire était plus fréquent que le meilleur, dès les années 50, mais on peut sauver quelques compositions pour cette décennie : son rôle de ténor dans Ah ! les belles bacchantes (1953) de Jean Loubignac, auprès d’un certain de Funès (Blanche était aussi l’auteur des chansons) ; le drôlissime commandant Schulz de Babette s’en va-t-en guerre (1959) de Christian Jaque, avec Bardot ; et le vétérinaire de La Jument verte (1959) d’Autant-Lara, d’après Marcel Aymé. On passera par contre sous silence la vingtaine d’autres films.

Encore plus prolifique dans les années 60, Francis Blanche a tourné, en vedette ou en second rôle, de nombreuses comédies redoutables signées Jean Girault, Jacques Poitrenaud, Guy Lefranc ou Raoul André. Mais son génie comique  a été mis en valeur par deux cinéastes.

Francis Blanche, acteur génial pour Mocky et Lautner

C’est d’abord Jean-Pierre Mocky, qui l’intégra à son univers foutraque et farfelu : Francis Blanche était à son meilleur en économe général dans Snobs ! (1961), inspecteur chef de la brigade des églises dans Un drôle de paroissien (1963), policier dans Les Compagnons de la marguerite (1967), médecin dans La Grande lessive (1968), ou percepteur dans L’Étalon (1970). Il était aussi à l’affiche des Vierges (1962) et de La Grande frousse (1964).

C’est ensuite Georges Lautner, qui lui fit jouer Maître Folace dans Les Tontons flingueurs (1963), le savant farfelu dans Des pissenlits par les racines (1964), et l’un des désopilants Barbouzes, la même année.

Francis Blanche a parfois été utilisé dans un registre plus sombre, avocat général rigide dans Le Septième juré (1961) de Georges Lautner, agent immobilier aidant à dénouer une escroquerie conjugale dans Les Menteurs (1961), d’Edmond T. Gréville, ou client de bordel ignoble dans Belle de jour (1967) de Luis Buñuel. De rares contre-emplois qui révèlent la sous-utilisation d’un acteur au registre étendu.

Il joua encore dans une vingtaine de films, de 1970 à sa mort en 1974. Coach des Charlots dans La Grande java (1971) de Philippe Clair, vagabond dans L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse chemise (1973) de Nina Companeez, détective dans Dites-le avec des fleurs (1974) de Pierre Grimblat, ou financier pervers dans France société anonyme (1974) d’Alain Corneau, il répondait toujours présent sur les lieux de tournage.

Il devait décéder avant la post-synchronisation d’Un linceul n’a pas de poche de Jean-Pierre Mocky, et fut doublé par Roger Carel, qui imita sa voix.

Gérard Crespo

Filmographie

Réalisateur :

  • 1962 : Tartarin de Tarascon (coréalisé avec Raoul André)

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