Avec son physique rondouillard et sa calvitie, Aldo Fabrizi est un visage familier du public italien, de l’après-guerre aux années 80, dans la comédie aussi bien que le drame.
Il débute à l’écran en 1942 et connaît la notoriété avec son rôle du prêtre résistant dans Rome ville ouverte (1945) de Roberto Rossellini, film emblématique du néoréalisme italien.
Parmi ses autres métrages marquants, on peut citer Vivre en paix (1947) de Luigi Zampa, Les Onze Fioretti de François d’Assise (1950) de Rossellini, Gendarmes et voleurs (1951) de Mario Monicelli et Steno, Le Jour le plus court (1963) de Sergio Corbucci, et La Tosca (1973) de Luigi Magni.
Il tourne aussi avec Alessandro Blasetti, Renato Castellani, Mauro Bolognini et Mario Bava.
On lui doit par ailleurs neuf films en tant que réalisateur, entre 1948 et 1957.
Aldo Fabrizi est également sur le tournage de coproductions franco-italiennes, père de famille en vadrouille dans Paris est toujours Paris (1951) de Luciano Emmer, ou contrôleur fiscal dans Fripouillard et Cie (1959) de Steno.
Son dernier rôle important est celui du beau-père cynique de Vittorio Gassman dans Nous nous sommes tant aimés (1974) d’Ettore Scola.
Il tourne son dernier film en 1985 et reçoit un Donatello d’honneur en 1988.