Noboru Andô

Acteur, Scénariste, Producteur, Ecrivain, Chanteur, Yakuza
Quartier violent, jaquette dvd

Personal Info

  • Nationalité : Japonais
  • Date de naissance : 24 mai 1926 à Tokyo (Japon)
  • Date de décès : 16 décembre 2015 à Tokyo (Japon)
  • Crédit visuel : © 1974 Toei Tokyo / Jaquette : HK Vidéo. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, scénariste, producteur, écrivain, chanteur et yakuza japonais, Noboru Andô est né en 1926 dans le quartier d’Ōkubo à Tokyo, au Japon. Fils d’un ancien samouraï, le jeune homme est particulièrement indiscipliné et se fait renvoyer de plusieurs écoles. Très rapidement, il tombe dans la délinquance et passe par une maison de correction pour adolescents. Par la suite, durant la Seconde Guerre mondiale, il suit une formation de pilote pour des commandos suicide, mais la guerre se stoppe avant qu’il ne puisse se battre.

Un yakuza qui a écopé de six ans de prison

S’il reprend officiellement ses études, Noboru Andô poursuit en réalité son ascension dans le monde du gangstérisme. En 1952, il arrive même à fonder son propre clan yakuza (Andō-gumi). Ainsi, il peut compter sur près de 300 hommes fidèles postés dans le quartier de Shibuya. En 1958, il est prouvé qu’il a ordonné l’assassinat d’un concurrent et il est arrêté et envoyé en prison pour une durée de six ans.

A sa sortie de prison en 1964, Noboru Andô dissous son gang et réoriente son existence. Il est alors contacté par un producteur de la Shochiku qui souhaite l’engager comme acteur dans un film qui raconterait sa vie. Cela a donné Chi to okite (Namio Yuasa, 1965) qui a connu un beau succès au Japon. Dès lors, l’aspirant comédien devient une véritable vedette du film de yakuza qui connaît une embellie au box-office.

La réinsertion par le cinéma et l’écriture

On le revoit dans Délit de faciès (Tai Katō, 1966), Tarekomi (Masaharu Segawa, 1969), mais il obtient des rôles vraiment majeurs dans Guerre des gangs à Okinawa (Kinji Fukasaku, 1971) et Les Loups (Hideo Gosha, 1971), deux œuvres fondamentales. L’année suivante, on le revoit dans Okita le pourfendeur (Kinji Fukasaku, 1972), avant de devenir aussi scénariste et producteur sur des films qui relatent encore une fois son expérience en tant que yakuza. Au grand écran, il est magnétique dans Quartier violent (Hideo Gosha, 1974), Le Cimetière de la morale (Kinji Fukasaku, 1975) et il interprète carrément son propre rôle dans Andô Noboru no waga tôbô to sex no kiroku (Noboru Tanaka, 1976).

Parallèlement, le comédien devient également chanteur dans les années 70, mais il finit par se retirer peu à peu de la vie médiatique et se consacre dans les années 80 à l’écriture de romans. Occasionnellement, il a produit quelques films librement inspirés de sa vie. En 2015, Noboru Andô décède d’une pneumonie à l’âge respectable de 89 ans. Il est l’exemple d’une réinsertion réussie après une vie criminelle.

Virgile Dumez

Les célébrités disparues en 2015

Filmographie sélective de Noboru Andô

Acteur, longs métrages
  • 1965 : Chi to okite (血と掟?) de Namio Yuasa
  • 1965 : Ya sagure no okite (やさぐれの掟?) de Namio Yuasa
  • 1965 : Tōbō to okite (逃亡と掟?) de Namio Yuasa
  • 1966 : Bōkyō to okite (望郷と掟?) de Yoshitarō Nomura
  • 1966 : Honō to okite (炎と掟?) d’Umetsugu Inoue
  • 1966 : Délit de faciès (男の顔は履歴書, Otoko no kao wa rirekisho?) de Tai Katō
  • 1966 : Ahendaichi jigokubutai totsugekseyo (阿片台地 地獄部隊突撃せよ?) de Tai Katō
  • 1966 : Le Visage d’un homme est un atout (男の顔は切札, Otoko no kao wa kirifuda?) de Masahiro Makino
  • 1967 : Hakuchū no zansatsu (白昼の惨殺?) de Meijirō Umetsu
  • 1967 : Kyōkaku-dō (侠客道?) de Norifumi Suzuki
  • 1967 : Gyangu no teiō (ギャングの帝王?) de Yasuo Furuhata
  • 1967 : Abashiri bangaichi: Fubuki no toso (網走番外地 吹雪の斗争?) de Teruo Ishii
  • 1967 : Zoku soshiki bōryoku (続組織暴力?) de Jun’ya Satō
  • 1967 : Nihon ānkokushi: Chii no koso (日本暗黒史 血の抗争?) d’Eiichi Kudō
  • 1968 : Nihon ānkokushi: Nasake muyō (日本暗黒史 情無用?) d’Eiichi Kudō
  • 1968 : Tarekomi (密告?) de Masaharu Segawa
  • 1969 : Soshiki boryoku: kyodai sakazuki (組織暴力 兄弟盃?) de Jun’ya Satō
  • 1969 : Le Caïd de Yokohama (日本暴力団 組長, Nihon boryoku-dan: Kumicho?) de Kinji Fukasaku
  • 1971 : Guerre des gangs à Okinawa (博徒外人部隊, Bakuto gaijin butai?) de Kinji Fukasaku
  • 1971 : Les Loups (出所祝い, Shussho Iwai?) de Hideo Gosha
  • 1971 : Shin Abashiri bangaichi: Arashi yobu danpu jingi (新網走番外地 嵐呼ぶダンプ仁義?) de Yasuo Furuhata
  • 1971 : Chōeki Tarō: Mamushi no kyōdai (懲役太郎 まむしの兄弟?) de Sadao Nakajima
  • 1971 : Shin Abashiri bangaichi: Fubuki no dai-dassou (新網走番外地 吹雪の大脱走?) de Yasuo Furuhata
  • 1972 : Gyangu tai gyangu: aka to kuro no burusu (ギャング対ギャング 赤と黒のブルース?) de Jun’ya Satō
  • 1972 : Okita le pourfendeur : Yakuza moderne (現代やくざ 人斬り与太, Gendai yakuza: hito-kiri yota?) de Kinji Fukasaku
  • 1972 : Yakuza to kōsō (やくざと抗争?) de Jun’ya Satō
  • 1973 : Yakuza to kōsō: Jitsuroku Andō-gumi (やくざと抗争 実録安藤組?) de Jun’ya Satō
  • 1973 : Jitsuroku: Shisetsu Ginza keisatsu (実録 私設銀座警察?) de Jun’ya Satō
  • 1973 : Gendai ninkyō-shi (現代任侠史?) de Teruo Ishii
  • 1973 : Jitsuroku Andō-gumi: Shūgeki-hen (実録安藤組 襲撃篇?) de Jun’ya Satō
  • 1974 : Quartier violent (暴力街, Bōryoku gai?) de Hideo Gosha
  • 1974 : San-daime shumei (三代目襲名?) de Shigehiro Ozawa
  • 1974 : Andō-gumi gaiden: hitokiri shatei (安藤組外伝 人斬り舎弟?) de Sadao Nakajima
  • 1974 : Nouveau combat sans code d’honneur (新仁義なき戦い, Shin jingi naki tatakai?) de Kinji Fukasaku
  • 1975 : Le Cimetière de la morale (仁義の墓場, Jingi no hakaba?) de Kinji Fukasaku
  • 1976 : Andō Noboru no waga tōbō to sex no kiroku (安藤昇のわが逃亡とSEXの記録?) de Noboru Tanaka
  • 1979 : Sochō no kubi (総長の首?) de Sadao Nakajima
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