Réalisatrice et scénariste italienne, Francesca Comencini est née en 1961 à Rome en Italie. Fille du grand cinéaste Luigi Comencini, la petite grandit dans l’Italie des années de plomb et se laisse emporter par la drogue durant son adolescence chahutée. Soutenue par son père, la jeune femme parvient à se désintoxiquer et à trouver sa voie dans le cinéma. Ainsi, elle rencontre en 1982 le producteur Daniel Toscan du Plantier qui deviendra son mari.
Une cinéaste avide de drames intimistes
Finalement, elle se lance enfin dans l’écriture et la réalisation de son premier film avec Pianoforte (1984) qui raconte son histoire lorsqu’elle était sous l’influence de la drogue. Le long métrage obtient plusieurs prix et sort en France en mars 1985. Elle met du temps avant de livrer un second essai interprété par Nicole Garcia et Wadeck Stanczak, le drame La Lumière du lac (1988) qui est un gros échec commercial à l’heure de la crise du cinéma.
Alors qu’elle semble dans une impasse, elle se plie à l’exercice de l’assistanat sur le tournage de Marcellino (Luigi Comencini, 1991) afin d’aider son vieux père sur son tout dernier long métrage. La collaboration est belle et la jeune réalisatrice enchaîne avec un nouveau drame français intitulé Annabelle partagée (1991) qui ne fait pas d’étincelles non plus au box-office.
Le temps des documentaires altermondialistes
Par la suite, elle prend ses distances avec le cinéma durant une dizaine d’années et va finalement réorienter son œuvre vers une dimension plus documentaire, avec notamment une implication dans l’altermondialisme. Ainsi, on lui doit des œuvres engagées comme les excellents documentaires Un altro mondo è possibile (2001), Carlo Giuliani, ragazzo (2002), Firenze, il nostro domani (2003), avant de revenir à la fiction avec J’aime travailler (2004).
En 2006, après le succès international rencontré par Romanzo Criminale (Michele Placido, 2005), elle s’engouffre dans la veine du polar mafieux avec le très correct A Casa Nostra (2006) porté par Valeria Golino. Le film attire 63 112 curieux sur le territoire français.
L’année suivante, Francesca Comencini revient au documentaire social avec In fabbrica (2007), puis gagne plusieurs prix pour son drame Lo spazio bianco (2009) demeuré inédit en France. La réalisatrice retrouve le chemin des salles françaises grâce à Une journée à Rome (2012) qui fait de la figuration avec seulement 18 264 entrées.
Passage par la case télévision et l’autobiographie
A partir de cet échec commercial, elle va beaucoup travailler pour la télévision, notamment sur les séries Gomorra (15 épisodes) et Django (5 épisodes). Mais son retour en grâce intervient grâce à son hommage envers son père intitulé Prima la vita (2024) qui remporte de nombreux prix à l’international. Mais là encore, son impact est limité par une combinaison de salles très limitée (pour un total de 55 605 spectateurs) malgré des critiques enthousiastes.
Depuis, elle est repassée par la case documentaire pour la télévision.