Emma Penella

Actrice
La Regenta, l'affiche espagnole

Personal Info

  • Nationalité : Espagnole
  • Date de naissance : 2 mars 1931 à Madrid (Espagne)
  • Date de décès : 27 août 2007 à Madrid (Espagne)
  • Crédit visuel : © Emiliano Piedra. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Actrice espagnole, Emma Penella est née en 1931 à Madrid, en Espagne. Elle est issue d’une famille très conservatrice puisque son père, député de Grenade, a été impliqué dans l’arrestation de l’écrivain Federico García Lorca. D’ailleurs, lorsque la jeune fille a annoncé son désir de devenir actrice, cela fut fraichement accueilli par sa famille. Toutefois, d’un caractère fort et affirmé, l’aspirante comédienne débute au théâtre vers la fin des années 40.

Une actrice qui joue de ses charmes

Rapidement, le cinéma lui fait de l’œil et elle se lance dans cette nouvelle aventure en 1950. C’est en 1952 qu’elle connaît son premier gros succès personnel avec L’emprise du destin (José Luis Sáenz de Heredia, 1952). L’année suivante, elle entame un moment important de sa carrière avec Carne de horca (Ladislao Vajda, 1953) où elle démontre une capacité à séduire le public à l’aide d’un érotisme trouble. Ses films suivants ont parfois fait scandale. On peut citer Les comédiens (Juan Antonio Bardem, 1954), Los peces rojos (José Antonio Nieves Conde, 1955) et surtout Une vraie garce (Manuel Mur Oti, 1956) qui fait d’elle une grande vedette en Espagne.

Malheureusement, la suite est moins enthousiasmante avec des productions franquistes qui ne s’exportent pas du tout. Elle doit attendre Le Bourreau / El verdugo (Luis García Berlanga, 1963) pour retrouver un emploi à la hauteur de son talent. Le film est d’ailleurs un grand classique du cinéma espagnol. Ensuite, elle apparaît dans La Busca (Angelino Fons, 1966) et Fortunata y Jacinta (Angelino Fons, 1970).

Une vedette mature qui s’impose au cinéma et à la télévision

Prenant du poids, la comédienne se métamorphose physiquement et tourne encore dans La regenta (Gonzalo Suárez, 1974), avant de disparaître des écrans durant une dizaine d’années. En fait, elle mène une intense carrière théâtrale, tout en tournant quelques séries télévisées. Emma Penella retrouve le chemin des plateaux de cinéma en jouant un court rôle dans L’amour sorcier (Carlos Saura, 1986), mais c’est vraiment avec la comédie La Buraliste de Vallecas (Eloy de la Iglesia, 1987) qu’elle retrouve un succès flamboyant. Elle y incarne le rôle-titre et s’impose comme une actrice comique de premier plan. Il s’agit d’une véritable renaissance, comme une deuxième carrière qui s’ouvre à elle.

Pourtant, elle va encore privilégier la scène, puis la télévision. En 2003, alors qu’elle est à la retraite, elle est sollicitée pour jouer dans la sitcom Aquí no hay quien viva qui est un triomphe et totalise 91 épisodes entre 2003 et 2006. Elle achève sa carrière avec 13 épisodes de la sitcom La que se avecina en 2007.

Finalement, la star populaire décède en 2007 des suites d’une septicémie alors qu’elle avait 76 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 2007

Filmographie d’Emma Penella

Actrice, longs métrages
  • 1950 : Truhanes de honor d’Eduardo García Maroto
  • 1952 : L’Emprise du destin (Los ojos dejan huellas) de José Luis Sáenz de Heredia
  • 1952 : Barco sin rumbo de José María Elorrieta
  • 1952 : Mascarade d’amour (Doña Francisquita) de Ladislas Vajda
  • 1953 : ¡Che, qué loco! de Ramón Torrado
  • 1953 : La Charge infernale (Carne de horca) de Ladislas Vajda
  • 1953 : L’Aventurier de Séville (Aventuras del barbero de Sevilla) de Ladislas Vajda
  • 1954 : Les Comédiens (Cómicos) de Juan Antonio Bardem
  • 1954 : La Patrouille des sables de René Chanas
  • 1954 : Tres hombres van a morir de Feliciano Catalán – version espagnole du précédent : Héléna, la fiancée du capitaine Faviet
  • 1955 : El guardián del paraíso d’Arturo Ruiz Castillo
  • 1955 : Los peces rojos de José Antonio Nieves Conde
  • 1956 : Une vraie garce (Fedra) de Manuel Mur Oti
  • 1957 : El batallón de las sombras de Manuel Mur Oti
  • 1957 : Un marido de ida y vuelta de Luis Lucia
  • 1957 : La guerra empieza en Cuba de Manuel Mur Oti
  • 1959 : De espaldas a la puerta de José María Forqué
  • 1960 : Un ángel tuvo la culpa de Luis Lucia
  • 1960 : Sentencia contra una mujer d’Antonio Isasi-Isasmendi
  • 1961 : Scano Boa de Renato Dall’Ara
  • 1962 : El amor de los amores de Juan de Orduña
  • 1963 : Alegre juventud de Mariano Ozores
  • 1963 : La cuarta ventana de Julio Coll
  • 1963 : Carta a una mujer de Miguel Iglesias
  • 1963 : Le Bourreau (El verdugo) de Luis García Berlanga
  • 1964 : Les Aventuriers de la jungle (Die goldene Göttin vom Rio Beni ) de Franz Eichhorn et Eugenio Martín
  • 1964 : La hora incógnita de Mariano Ozores
  • 1964 : Les Terreurs de l’Ouest (I magnifici brutos del West) de Marino Girolami
  • 1965 : Humour noir (segment 2 – Miss Wilma, La Mandrilla) de José María Forqué
  • 1966 : Lola, espejo oscuro de Fernando Merino et José Luis Sáenz de Heredia
  • 1966 : La busca d’Angelino Fons
  • 1970 : Fortunata y Jacinta d’Angelino Fons
  • 1971 : La primera entrega d’Angelino Fons
  • 1974 : La Regenta de Gonzalo Suárez
  • 1985 : Padre nuestro de Francisco Regueiro
  • 1986 : L’Amour sorcier (El amor brujo) de Carlos Saura
  • 1987 : La Buraliste de Vallecas (La estanquera de Vallecas) d’Eloy de la Iglesia
  • 1988 : Viento de cólera de Pedro de la Sota
  • 1990 : Doblones de a ocho d’Andrés Linares
  • 1995 : Mar de luna de Manolo Matji
  • 1999 : En route pour le palais (Pídele cuentas al rey) de José Antonio Quirós
  • 2003 : L’Amant bulgare (Los novios búlgaros) d’Eloy de la Iglesia
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