Acteur, chanteur, artiste martial, scénariste, producteur et réalisateur américano-serbo-russe, Steven Seagal est né en 1952 à Lansing dans le Michigan. Il naît dans la famille d’un professeur de mathématiques d’origine russe et passe sa jeunesse en Californie où il effectue ses études.
Un brillant artiste martial
A la fin de l’adolescence, Steven Seagal prend des cours de karaté, avant de s’orienter vers l’aïkido. Le jeune homme devient rapidement un grand maître de cette discipline et il ouvre durant un temps son propre dojo. Après avoir déménagé un certain nombre de fois, Steven Seagal installe son nouveau dojo près d’Hollywood dans les années 80. Là, il est finalement mis en contact avec le monde du cinéma pour la première fois de sa vie. On lui propose notamment de régler des combats pour des films.
Bienvenue dans le star-system
Approché à plusieurs reprises au cours des années 80, Steven Seagal se voit finalement offrir le premier rôle d’un film d’action intitulé Nico (Andrew Davis, 1988). Ces premiers pas devant la caméra sont quelque peu raillé à cause de l’inexpressivité de son visage. En revanche, ses capacités physiques et athlétiques sont convaincantes. Le métrage n’est pas un franc succès, mais l’expérience est reconduite pour Echec et mort (Bruce Malmuth, 1990) qui connaît un certain succès. De quoi enchaîner avec deux autres titres corrects : Désigné pour mourir (Dwight H. Little, 1990) est une purge qui rencontre le succès, tandis que Justice sauvage (John Irvin, 1991) est sans doute l’un de ses meilleurs films.

© 1996 Warner Bros. All Rights Reserved.
Face à des résultats corrects, les producteurs font confiance au bonhomme pour devenir une nouvelle star du film d’action. Aussi, on lui offre Piège en haute mer (Andrew Davis, 1992), une version maritime de Piège de cristal (John McTiernan, 1988). Le film, plutôt efficace, fonctionne bien dans le monde. Malheureusement, Steven Seagal prend rapidement la grosse tête et souhaite faire passer des messages dans ses futurs films. Persuadé d’être un génie, Seagal écrit, réalise et interprète Terrain miné (1994) qui est catastrophique et se vautre au box-office à cause d’un budget bien trop élevé.
L’année suivante, il commet l’erreur de tourner dans Piège à grande vitesse (Geoff Murphy, 1995), suite ferroviaire ratée de Piège en haute mer. L’accident industriel est total. En 1996, Steven Seagal a beau jouer dans deux bons films (Ultime décision et L’ombre blanche), son étoile a déjà pâli et les deux se plantent au box-office. Dès l’année suivante, le raté Menace toxique (Félix Enríquez Alcalá, 1997) initie le cycle des œuvres avec Steven Seagal qui atterrissent directement en vidéo en France, signe d’un déclin certain.
La plongée dans les DTV
Si on note quelques exceptions comme le passable Hors limites (Andrzej Bartkowiak, 2001) qu’il joue au côté de DMX, la plupart des films de Seagal ne font plus recette. L’artiste martial s’est empâté et parfois, il n’apparaît que quelques minutes alors qu’il est systématiquement en haut de l’affiche. A tel point que même ses plus grands défenseurs ont commencé à ne plus y croire.
Parmi ses films complètement ratés, on peut citer le déplorable Mission Alcatraz (Don Michael Paul, 2002) ou L’affaire Von Haken (Michael Oblowitz, 2003). Depuis cette époque, la quasi-intégralité de sa filmographie est constituée de produits vidéo, même aux Etats-Unis. On trouve toutefois quelques exceptions comme sa participation à Machete (Robert Rodriguez, 2010). A noter qu’il a parfois accepté de tourner dans quatre à cinq films par an, sans doute afin de payer ses factures.
A noter que l’artiste a également officié en tant que chanteur de blues avec deux albums qui ont reçu un accueil plutôt chaleureux des critiques. Enfin, le portrait ne serait pas complet sans faire allusion à ses prises de position polémiques depuis 2016 où il a reçu coup sur coup la nationalité serbe, mais aussi la nationalité russe des mains de Vladimir Poutine dont il soutient la politique et notamment la guerre contre l’Ukraine.