Ecrivain, scénariste et acteur français né en Algérie, Jean Pélégri a d’abord obtenu une licence de philosophie qui lui permet de devenir professeur en France métropolitaine. Il écrit son premier roman en 1952 : L’embarquement du lundi. Il revient alors en Algérie et prend de plein fouet la mort de son père qu’il évoque dans son livre Les oliviers de la justice publié en 1959.
Il choisit d’adapter ce roman au cinéma avec l’aide du documentariste James Blue. Il interprète même le rôle de son père dans Les oliviers de la justice (Blue, 1962), produit alors que la guerre d’Algérie fait encore rage.
En 1963, il retourne à la littérature avec Le maboul (le possédé), mais bien qu’il cherche à rester en Algérie, Jean Pélégri fait le choix du rapatriement comme de nombreux autres pieds-noirs. Il poursuit les aventures de son héros Slimane dans d’autres romans comme Les monuments du déluge (1967). Dans tous ses livres, il a tenté d’explorer une voie médiane entre critique de la colonisation et contestation de l’attitude des Algériens vis-à-vis des pieds-noirs.
Jean Pélégri a été vu de manière assez régulière au cinéma dans des petits rôles. On l’aperçoit dans Pickpocket (Bresson, 1959), Le grand carnaval (Arcady, 1983), Thérèse (Cavalier, 1986), Fréquence meurtre (Rappeneau, 1988) et Petits arrangements avec les morts (Ferran, 1994).
Jean Pélégri décède en 2003 à l’âge de 83 ans.