Note des spectateurs :
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Isabelle Weingarten est découverte au cinéma par Robert Bresson qui la dirige dans Quatre nuits d’un rêveur (1972). Mais l’actrice n’est pas un simple « modèle bressonnien ». C’est une authentique comédienne qui, à l’instar de Dominique Sanda ou Anne Wiazemsky, poursuivra une carrière au cinéma et au théâtre.

Encore que le terme de « carrière » n’est pas adapté à une artiste exigeante et sans concessions, ignorée par les médias, mais dont le talent est indiscutable. Sur la scène, elle joue Claudel, collabore avec Daniel Mesguich, et met en scène Roland Dubillard.

Au cinéma, elle attire l’attention de Jean Eustache, qui lui donne un beau second rôle dans La maman et la putain (1973) de Jean Eustache, aux côtés de Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun et Bernadette Lafont.

La même année, cet ancien mannequin scandalise les spectateurs de l’ORTF dans une adaptation très dénudée de La belle au bois dormant signée Robert Maurice.

La lumineuse Isabelle Weingarten irradie ensuite plusieurs longs métrages, même lorsque sa présence à l’écran est brève. On la remarque dans Les enfants du placard (1977) de Benoit Jacquot, ou Le territoire (1981) de Raoul Ruiz.

Elle incarne l’actrice Anna dans L’état des choses (1982) de Wim Wenders, et l’Ange Gardien dans Le soulier de satin (1985) de Manoel de Oliveira.

On la voit aussi dans des films de Marcel Hanoun, Merzak Allouache, Hervé Le Roux et Nobuhiro Suwa, qui lui donne le rôle de l’ancienne amie de Jean-Pierre Léaud dans Le lion est mort ce soir (2017).

Isabelle Weingarten était aussi une photographe de grand talent, auteure de portraits et de photos de tournages, notamment sur des films d’Olivier Assayas.