9e édition du PIFFF. Retour sur la sélection du festival du film fantastique parisien, qui s’arroge les sièges du MaxLinder, du 11 au 17 décembre 2019.

Ouverture :

Color out of space, de Richard Stanley (Etats-Unis, Portugal, Malaisie)

Nicolas Cage et Joely Richardson, dans une production Elijah Wood. Le réalisateur méconnu de Hardware et du Souffle du démon, adapte l’oeuvre H.P. Lovecraft. Le film est présenté hors de la compétition.

La compétition :

  • The Mortuary Collection, de Ryan Spindell (Etats-Unis) : Sam entre dans une société funèbre, s’enquérir de l’annonce d’emploi affichée à l’extérieur. Elle est accueillie par l’imposant Montgomery Dark, croque-mort de son état. L’entretien d’embauche prend la forme de récits macabres racontés par le taulier, pour le grand plaisir de la candidate.

he Nest, de Roberto de Feo (Italie) : Samuel, un jeune garçon paraplégique, est consigné à domicile par son intraitable mère, avec interdiction formelle de quitter le domaine. Son quotidien assez anxiogène s’illumine à l’arrivée d’une nouvelle domestique, Denise. Il va se sentir de plus en plus prompt à braver les interdits maternels…

The Hole in the ground, de Lee Cronin (Irlande) : Sarah file se réfugier avec son fils Chris dans un patelin rural reculé, démarrer une nouvelle vie. Après une installation placée sous le sceau de l’hostilité, le comportement de Chris s’assombrit peu à peu, comme sous l’effet de l’étrange cratère dans la forêt alentour.

Extra Ordinary, de Mike Ahern, Enda Loughman (Irlande, Belgique) : Malik et Aaron emménagent avec la fille de ce dernier dans un quartier a priori plus progressiste. Dès les premières journées dans ce nouveau domicile, Malik est témoin de comportements étranges de la part de ses nouveaux voisins, d’agressions domestiques à caractère homophobes.

Super Me (Chao Ji de Wo), de Zhang Chong (Chine) : Le train de vie du scénariste raté Sang Yu change du tout au tout dès lors qu’il réalise qu’il peut ramener des objets de valeur de ses rêves. A lui le relooking, les bons petits plats, et une certaine confiance qui s’installe. Seule ombre de taille au tableau, ce mystérieux démon qui cherche à lui faire la peau dès qu’il ferme les yeux…

Spiral, de Kurtis David Harder (Canada) : Malik et Aaron emménagent avec la fille de ce dernier dans un quartier a priori plus progressiste. Dès les premières journées dans ce nouveau domicile, Malik est témoin de comportements étranges de la part de ses nouveaux voisins, d’agressions domestiques à caractère homophobes.

Vise de Yasuhiko Shimizu (Japon) : Un beau chirurgien esthétique ténébreux surfe avec bonheur sur le diktat de la beauté et son accoutumance. Il vend à ses clientes le rêve d’un visage idéal, sans leur préciser vers quel outil chirurgical va sa prédilection. Il faut souffrir pour être belle, certes, mais à ce point ?

Why don’t you just die! de Kirill Sokolov (Russie) : Marteau en main, Matvey est déterminé à aller venger sa petite amie des mauvais traitements infligés par son père. Celui-ci, un flic plutôt costaud, ne va pas se laisser faire. Les deux hommes s’écharpent dans l’appartement familial, et sont bientôt rejoints par d’autres protagonistes prêts à en découdre.

The Wave, de Gille Klabin (Etats-Unis) : Frank mène une vie bien rangée d’avocat d’affaires avec femme et hypothèque. La veille d’une réunion décisive, il s’autorise une petite folie et rejoint son collègue dans une beuverie nocturne. De fil en aiguille, Frank absorbe un hallucinogène qui va lui pourrir la vie. Ou l’améliorer, selon la perspective.

I see you, de Adam Randall (Etats-Unis) : Sale période pour l’officier Greg Harper. Sa femme l’a trompé, son ado de fils tire la tronche, et la disparition d’un jeune garçon rappelle en loin une affaire similaire, censément bouclée il y a 15 ans. Et comme si ça ne suffisait pas, de drôles d’événements surviennent dans sa luxueuse maisonnée.

La Séance interdite :

Mope, de Lucas Heyne (Etats-Unis) : La dramatique histoire vraie de Steve Driver et Tom Dong, aspirants “Chris Tucker et Jackie Chan du porno”, et leurs efforts toujours plus pathétiques pour s’élever au-delà du pitoyable statut de “mope” – dans le jargon du X, les moins que rien, les figurants de bukkake à peine dignes d’une éjaculation.

Clôture :

Dongs don’t wear pants, de J.P. Valkeapää (Finlande, Lettonie) : Juha porte le deuil de son épouse comme une seconde peau. Alors qu’il accompagne sa fille au salon de piercing, ses déambulations à l’étage le font tomber nez à fouet sur une dominatrix. La rencontre lui réveille des émotions enfouies, qu’il ne va cesser de vouloir explorer toujours plus loin.

Bande-annonce de la cuvée 2019

Le site du PIFFF / Planning

Crédits : Paris International Fantastic Film Festival
Graphisme : Xavier Colon