Note des lecteurs

Pour sa septième réalisation, Adieu les cons, Dupontel tiendra l’un des rôles principaux aux côtés de Virginie Efira et Michel Vuillermoz.

Après avoir débuté dans des seuls-sur-scène à succès, Albert Dupontel a su mettre sa verve et son ton unique – humour déjanté filmé avec un soin tout particulier souvent ancré dans une réalité sociale âcre, qui n’est pas sans rappeler le cinéma et la folie de Terry Gilliam – dans une œuvre cinématographique énergique et galvanisante. Et toujours hilarante. De surcroît ses films (à part le méconnu Créateur, qui avait peiné en 1999, avec moins de 200 000 tickets vendus, et qu’il faudra un jour penser à réhabiliter à sa juste valeur) ont tous été des succès publics, entre l’inaugural et virulent Bernie (800 000 entrées) ou les très énergiques Enfermés Dehors (600 000) et Le Vilain (900 000). Sans parler de ses deux derniers faits d’arme, qui ont tous deux rameuté plus de deux millions de spectateurs, et transformé l’essai avec une reconnaissance de la profession (les films ont été des cartons aux César) : 9 mois ferme et Au-Revoir là-haut.

Long-métrage écrit avant même l’adaptation de Pierre Lemaître, Adieu les cons, par l’intermédiaire du Film Français, se dévoile quelque peu. Virginie Efira, absolument partout en ce moment (on l’attend chez Verhoeven et Anne Fontaine), succède à Catherine Frot et Sandrine Kiberlain dans un premier rôle féminin, accompagnée de Dupontel lui-même, mais également Michel Vuillermoz et Jackie Berroyer.

Le film se présente comme l’escapade d’une coiffeuse malade à la recherche de son enfant né sous X, qui fera, avec deux joyeux lurons croisés sur sa route, face à la folie du monde – et notamment la complexité administrative.

A l’image de son précédent long-métrage, ce nouveau film sera blindé d’effets spéciaux invisibles, dans le but de rendre poétique l’environnement – laissant à penser que ce film est celui que Dupontel décrivait durant la promotion d’Au revoir là-haut, à savoir un long-métrage préoccupé par la question écologique.

Alors que le tournage vient juste de débuter, nulle information concernant la sortie en salles n’a encore été divulguée. Mais, après le retour de Jan Kounen derrière la caméra (pour Mon Cousin) après des années d’expérimentation autour de la réalité virtuelle et une série télévisée pour BlackPills, et l’annonce de la réalisation d’épisodes de la série Le bureau des légendes par Kassovitz, il est heureux de constater que ces cinéastes qui ont redonné un certain souffle à notre production hexagonale à la fin des années 90 aient encore (peut-être) leur mot à dire.

Adieu les cons, retour d'Albert Dupontel à la réalisation