Note des lecteurs

Émotions et passions au menu de Pandiyé, deuxième album enflammé de Maya Kamaty, qui s’est ouvert aux sons électroniques sans renier ses origines musicales.

Maya Kamaty est réunionnaise. Son deuxième album abandonne l’acoustique, mais ne cherche pas à dissimuler ses origines, comme dans le trip organique Varkala et sa tonalité de maloya assumée, mais qui, pourtant, sait grossir en world-music électronique décomplexée.

Pandiyé regorge de splendeurs organiques et progressives

L’album Pandiyé regorge des splendeurs d’une musique traditionnelle amplifiée par une musicalité progressive, orientale, électronique ; l’expérience est d’une opulence gustative qui n’est pas sans évoquer les expérimentations de Bjork ou les réussites prog’ d’Emel Mathlouthi dont on retrouve la même volonté de faire voler en éclats les frontières physiques et mentales.

Maya Kamaty en concert
Crédits : Vlad Productions, L’Autre DIstribution – Graphisme : mr3.25

Dans un album sillonnant chaque morceau jusqu’à sa source extatique de prodiges, les dix morceaux gonflent, à la croisée des influences, mais demeurent avant tout le fruit exotique intense d’une histoire d’amour entre une artiste et l’île de son orgueil magnifiquement interprétée.

Des explosions vocales et musicales enivrantes.

Avec des explosions vocales et musicales enivrantes comme sur Trakasé ou Lam an Doz, le résultat ensorcelle, mieux, il décloisonne. Il convie urbains comme bretons, francophones comme non-francophones, à vivre une communion par l’extase.

Avec Pandiyé, Maya Kamaty est l’une des belles confirmations de l’année 2019.

Label : Vlad Productions / L’Autre Distribution – Disponible depuis le 29 mars 2019

Article : Frédéric Mignard