Note des spectateurs :

Grande dame du cinéma japonais, elle a été dirigée par les plus grands, de Kurosawa à Naruse, et avait tourné une centaine de films.

Machiko Kyô avait débuté au music-hall en 1936 à l’âge de 12 ans, avant de se faire connaître au cinéma en 1944.

Kenji Mizoguchi la dirigea dans Trois générations de Danjurô. En 1947, elle rencontra le producteur Masaichi Nagata qui en fit rapidement une vedette de la société de production Daiei. Les années 50 furent alors l’âge d’or de cette très bonne comédienne qui devint l’une des stars les plus populaires du cinéma japonais.

Elle a inspiré les plus grands, et fut à l’affiche de quelques-uns des plus grands classiques de l’histoire du cinéma : Rashômon (1950) d’Akira Kurosawa, Contes de la lune vague après la pluie (1953), L’Impératrice Yang Kwei-Fei (1955) et La Rue de la honte (1956) de Kenji Mizoguchi, La Porte de l’enfer (1953) de Teinosuke Kinugasa, ou bien encore Herbes flottantes (1959) de Yasujirô Ozu.

Princesse ou geisha, ingénue ou femme fatale, elle a tenu tous les emplois

Elle a aussi tenu de grands rôles sous la direction de Mikio Naruse, Kon Ishikawa et Kaneto Shindô. Hollywood lui tendit un pont d’or, et elle y fit un bref passage, donnant la réplique à Marlon Brando dans La Petite maison de thé (1956) de Daniel Mann, un film qui lui valut une nomination aux Golden Globes.

Princesse ou geisha, ingénue ou femme fatale, elle a tenu tous les emplois, et sa carrière se poursuivit dans les décennies suivantes : Machiko Kyô aura tourné une centaine de films, le dernier en date étant Kesho (1984) de Kazuo Ikehito. L’actrice avait reçu en 2017 un trophée pour l’ensemble de sa carrière aux Japan Academy Prize. Machiko Kyô vient de disparaître à l’âge de 95 ans.