Acteur américano-canadien, Walter Huston a fait ses armes au théâtre où il devient une figure importante dès les années 20. Après quelques rôles secondaires au début du parlant, il obtient enfin le rôle central d’Abraham Lincoln (Griffith, 1930) dans la fresque consacrée au grand homme politique américain. Il poursuit une carrière majeure au cinéma dans La ruée (Capra, 1932) et Le président dictateur (La Cava, 1933). Toutefois, il rencontre son plus gros succès personnel avec Jeunesse perdue (Wyler, 1936) qui lui permet d’être nommé à l’Oscar du meilleur acteur.
Malgré cette reconnaissance du monde du cinéma, les propositions se font rares et Walter Huston retourne quelques années au théâtre. Il est de nouveau sollicité par son fils, le réalisateur John Huston, dans Le faucon maltais (Huston, 1941) et obtient une seconde nomination à l’Oscar pour Tous les biens de la Terre (Dieterle, 1941). S’il joue encore dans des films de Michael Curtiz (La glorieuse parade, Mission à Moscou) ou Lewis Milestone (L’étoile du Nord, L’ange des ténèbres), il est surtout mémorable dans Le château du dragon (Mankiewicz, 1946), Duel au soleil (Vidor, 1946) et Le trésor de la Sierra Madre (Huston, 1948). Ce dernier film lui permet d’obtenir son unique Oscar en tant que meilleur second rôle.
Walter Huston décède en 1950 d’une rupture d’anévrisme à tout juste 67 ans.