Stephen Daldry est l’une des grandes révélations du cinéma britannique des années 2000. Sa sensibilité lui a dicté les triomphes de Billy Elliot et The Hours.
Né dans le Dorset, dans le sud de l’Angleterre, Stephen Daldry s’installe avec sa famille dans le Somerset durant son adolescence. Une expérience de l’Angleterre des provinces qui lui inspire le drame social Billy Elliot, feel-good movie phénomène au box-office mondial qui donnera naissance à une comédie musicale et permettra au cinéaste d’être nommé aux Oscars pour la première fois.
Cet hymne à la tolérance (l’acceptation par un milieu ouvrier et précaire de l’identité naissante d’un jeune homme attiré par la danse), sera suivi par le plus beau film féministe des années 2000, The Hours, récit pluriel de trois destins de femmes sur trois époques, avec Meryl Streep, Julianne Moore et Nicole Kidman. Le film est évidemment nommé aux Oscars.
D’une sensibilité évidente, Stephen Daldry réitère avec The Reader, adaptation littéraire sur la culpabilité et le droit à la rédemption, imbibée du trauma de la deuxième guerre mondiale. La production réunit notamment Ralph Fiennes et Kate Winslet. Celle-ci remporte un Oscar d’interprétation.
En 2011, Daldry signe un film américain avec Tom Hanks et Sandra Bullock, Extrêmement fort et incroyablement près, qui déçoit critique et public. Le flop sera encore plus grand en 2014 pour Favelas, sa version ratée de Slumdog Millionnaire.
Ouvert sur différents arts, le théâtre, les arts vivants (il a filmé une partie des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques de Londres), Stephen Daldry a participé au triomphe de The Crown, en réalisant quatre épisodes de la première saison (2016-2017) de la série culte et plébiscitée.

Copyrights : Weinstein Company/ SND 2009 Tous droits réservés. Affiche adaptée par Pascal Lesoing