Robert Taylor fait partie de la légende hollywoodienne. Du jeune premier romantique au héros de films d’aventures, il a connu une carrière qui s’étale sur quatre décennies, trouvant ses meilleurs rôles avec Cukor, Borzage, Thorpe et Ray.
Une star de la MGM
Acteur américain, Robert Taylor se fait engager par la MGM en 1934. Il débute d’abord par des petits rôles dans des séries B. Très vite, il devient une grande star hollywoodienne. Sa beauté parfaite et son jeu de comédien sensible embrasent les foules, qui l’acclament dans de somptueux mélodrames comme Le secret magnifique (1935) de John M. Stahl ou Le roman de Marguerite Gautier (1936), où il forme un couple de légende avec Greta Garbo. Il est également à son avantage dans Trois camarades (1938) de Frank Borzage, aux côtés de Margaret Sullavan, Fanchot Tone et Robert Young.
En ces années 30, Robert Taylor est également dirigé par William A. Wellman, Woody S. Van Dyke et Jack Conway. Pendant la guerre, il trouve l’un de ses plus beaux rôles dans le délicat La valse de l’ombre (1940), où il partage l’affiche avec Vivien Leigh. Parmi ses autres films de cette décennie, on peut citer Johnny, roi des gangsters (1942) de Mervyn LeRoy, Le mur des ténèbres (1947) de Curtis Bernhardt et Embuscade (1948) de Sam Wood. Il est inoubliable, auprès de Katharine Hepburn, dans le film noir Lame de fond (1946) de Vincente Minnelli.
Robert Taylor, héros de western, polar et péplum
Les années 50 sont celles de la quarantaine pour la star qui délaisse les films romanesques pour un cinéma épique et d’action. Il devient un héros de western avec La porte du diable (1950) d’Anthony Mann et La dernière chasse (1956) de Richard Brooks. Il est tête d’affiche de péplum avec Quo vadis (Le Roy, 1951), ou de films d’aventures historiques comme Ivanhoé (1952) et Les chevaliers de la Table Ronde (1953), tous deux réalisés par Richard Thorpe. Il trouve l’un de ses meilleurs rôles avec l’avocat boiteux dans le polar Traquenard (1958) de Nicholas Ray et termine la décennie avec une touche exotique dans Les aventuriers du Kilimandjaro (Thorpe, 1959).
En cet âge d’or hollywoodien, Robert Taylor collabore aussi avec des cinéastes de moindre importance tels John Farrow, Roy Rowland, Henry Koster ou John Sturges.
Dans les années 60, il tourne moins et se voit contraint de jouer dans des séries B, accepter des seconds rôles, s’égarer dans de piètres productions européennes ou se tourner vers la télévision. Il décède le 8 juin 1969 à l’âge de 57 ans.