Acteur, réalisateur, scénariste et professeur d’arts du spectacle libanais, Mounir Maasri a fait ses études au Liban, avant de s’exiler aux Etats-Unis où il a appris la comédie auprès de Lee Strasberg. Au début des années 60, il se produit sur les scènes new-yorkaises, mais choisit de revenir au Liban en 1962. Dès 1964, il obtient des rôles principaux dans des films comme Garo (1964) ou encore Farewell to Lebanon (Avedis, 1967).
Sa popularité est telle au Liban qu’il est également son propre producteur et qu’il possède donc sa propre société. Ce bel élan est ensuite brisé par la guerre civile au Liban. Il peut revenir à des activités culturelles en 1977 et devient alors professeur des arts du spectacle et notamment de danse folklorique. Au cinéma, on le revoit dans la superproduction The Message (Akkad, 1976), mais son activité se déroule majoritairement loin du grand écran.
Mounir Maasri passe toutefois à la réalisation avec Rue Huvelin (2011) où il embauche notamment un très jeune Jimmy Keyrouz qui lui offrira par la suite le rôle du vieux sage dans son premier long de réalisateur Le dernier piano (2021). Entre-temps, le vieil homme, véritable autorité au Liban a incarné un grand-père dans le film Morine (Farjallah, 2018).