Mathilda May

Actrice
Devenir Colette, affiche du film de Danny Huston, avec Mathida May

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 8 février 1965, à Saint-Ouen (France)

Biographie

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Mathilda May est une actrice française dont la carrière commence, à la sortie de l’adolescence, alors que la jeune femme espérait faire carrière dans la danse. Elle aborde une carrière internationale en 1984.

Elle démarre dans une superproduction européenne, réalisée par Arnaud Selignac, Nemo, un triste accident industriel au box-office, mais elle se fait remarquer avec un second rôle rock’n’roll dans le film de Claude Zidi, Les rois du gag, avec Coluche, trois mois plus tard. Parallèlement, la jeune actrice de 20 ans est un vampire de charme, à la plastique déshabillée jusque sur l’affiche promotionnelle, dans le Lifefore, l’Etoile du Mal, de Tobe Hooper. Cette production Cannon rencontre un petit succès en France (564 000 entrées), mais s’écrase au box-office américain. Il demeure toutefois un authentique film culte.

Vampirella pour l’Amérique, Mathilda May se tourne vers l’international

Dernier choix de carrière malheureux, La vie dissolue de Gérard Floque, dans lequel elle incarne une lesbienne branchée, n’est pas le succès attendu au box-office, malgré Lautner à la réalisation et la présence de Roland Giraud en tête d’affiche – qui sort de Trois hommes et un couffin -, de Christian Clavier, Galabru, Marie-Anne Chazel et Jacqueline Maillan. Le film ne dépasse pas les 650 000 spectateurs en salle.

Mathilda May est toutefois remarquée par des auteurs qui vont lui permettre d’emprunter une voie plus ambitieuse : Chabrol la dirige dans Le cri du hibou (un échec, 295 000), et en 1988 Jacques Demy lui donne le rôle féminin principal face à Montand dans Trois places pour le 26, qui se solde aussi par un malencontreux bide (295 000 spectateurs). En 1988, La Passerelle, de Jean-Claude Sussfeld, avec Pierre Arditi, est un autre échec.

Finalement, le seul vrai succès personnel de Mathilda May sera dans un film d’hommes, en 1992, Toutes peines confondus, de Michel Deville. Si son nom apparaît en haut de l’affiche, on ne voit toutefois que les visages de Jacques Dutronc et Patrick Bruel sur le visuel promo. Avec 896 000 entrées, cela sera toutefois un vrai beau succès au box-office. Malheureusement, autour de ce film, les bides s’accumulent. L’international l’accapare, mais cela ne marche pas pour autant. Son nom n’accroche pas dans le biopic Isabelle Eberhardt et celui de Danny Huston, Devenir Colette.  En Allemagne, Werner Herzog lui donne un rôle important dans Cerro Torre, le cri de la roche. Le film passe aussi inaperçu.

Une carrière bâtie sur des échecs malheureux

Les années 90 seront globalement celles d’une succession d’échecs. Mathilda May rencontre Gérard Darmon sur le tournage du Voleur et la menteuse. Les deux acteurs entament une histoire qui donnera naissance à deux enfants, mais le film réalisé par Paul Boujenah, lui, se résume à 9 000 spectateurs ! Le couple part alors en Espagne tourner La Lune et le téton, du sulfureux Bigas Luna, mais ce dernier, en 1995, ne deviendra pas le nouveau Jambon Jambon ou Macho du cinéaste déjà passé de mode. La production ibérique s’écrase lourdement au box-office, avec 15 000 curieux.

Mathilda May se tourne vers la télévision

En pleine déroute professionnelle, Mathilda May accepte un petit rôle dans le thriller américain Le chacal de Michael Caton-Jones. Les têtes d’affiche sont impressionnantes : Bruce Willis, Richard Gere, Sidney Poitiers. Malheureusement, le film de studio ne lui servira pas de tremplin. Nous sommes en 1998, à l’aube d’une nouvelle décennie, et c’est donc évidemment vers la télévision que désormais l’essentiel de l’actualité de la comédienne se passera.

Très présente dans divers téléfilms dans les années 2000-2010, Mathilda May voit désormais sa carrière cinématographique réduite à une poignée de longs, desquels on retiendra Là-bas mon pays d’Alexandre Arcady (2000), La fille coupée en deux de Chabrol (2007), et une apparition dans la grivoiserie à sketches, Les infidèles de Gilles Lellouche et sa bande, en 2012.

En 2020, Mathilda commence la nouvelle décennie avec un beau rôle dans Je ne rêve que de vous de Laurent Heynemann. Tient-on enfin le retour de Mathilda May ? Pas totalement : désormais affranchie des images, c’est au théâtre que la star a vraiment fait son retour, notamment en 2019, comme comédienne (La guerre des Rose) et surtout comme auteur et metteur en scène avec Monsieur X, où elle dirigeait sur scène un certain Pierre Richard… Un gros succès.

Le saviez-vous ?

Pour l’anecdote, Mathilda May est la sœur de Judith Reval, la Lola Zipper du film éponyme, sorti en 1991.

Biographie par Frédéric Mignard

Devenir Colette, affiche du film de Danny Huston, avec Mathida May

Crédit : Les Films Ariane – Bibo TV Studiobetriebs – Illustrateur affiche : Inconnu

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Devenir Colette, affiche du film de Danny Huston, avec Mathida May

Bande-annonce du film Je ne rêve que de vous

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