Marie-Castille Mention-Schaar

Réalisatrice, Scénariste, Productrice
Le ciel attendra, affiche

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 26 janvier 1963 (France)
  • Crédits : Le ciel attendra & Les Héritiers - Le Cercle Noir pour Alamo / Photo Guy Ferrandis

Biographie

Note des spectateurs :
[Total : 0   Moyenne : 0/5]

Marie-Castille Mention-Schaar est une cinéaste française qui connaît une consécration symbolique en 2020, avec une sélection à Cannes.

Ancienne journaliste qui travailla à la suite de ses études pour Hollywood Reporter, Marie-Castille Mention-Schaar se tourne vers le cinéma en tant que productrice et fonde une société de production, en 1998, Loma Nasha Films. Elle écrit également et le scénario de La première étoile, rédigé à quatre mains avec la future vedette française Lucien Jean-Baptiste, puisque la comédie va être un gros succès au box-office national.

Marie-Castille Mention-Schaar, l’évolution vers la réalisation

L’élan vers la réalisation n’en est que plus irrésistible pour Marie-Castille Mention-Schaar qui y voit une évolution naturelle. En 2012, elle propose une bluette inconséquente en guise d’essai, Ma première fois. Le public et les critiques y répondent très défavorablement (204 000).

Avec un casting féminin royal, son deuxième long métrage, Bowling, sort en plein milieu de l’été et dénote une fibre sociale et un goût pour le feel-good movie à l’anglaise. Mais le film n’est pas montré à la presse, ce qui dénote une inquiétude du distributeur Pathé quant à la valeur réelle du produit qui sort sans grande publicité à une époque où les plateaux de télévision sont fermés à ce type de programme fédérateur. La comédie sociale en est réduit au minimum pour pareil casting, à savoir 500 000 spectateurs.

A Good Man, dossier de presse cannois

© Willow Films

Marie-Castille Mention-Schaar s’engage

En 2014, Marie-Castille Mention-Schaar trouve enfin sa voie dans un cinéma encore plus engagé et s’intéresse au mal-être des banlieues. Les héritiers est un beau film sur l’école qui touche 663 891 curieux. Elle confirme en 2016 avec Le ciel attendra où elle aborde l’intégrisme et comment une jeunesse sans problème a priori peut basculer du jour au lendemain dans l’obscurantisme. Le film fort touche par la justesse de son casting, également. Un vrai beau diptyque pour le coup.

En 2018, la cinéaste se perd et réalise un film concept à l’américaine avec le laborieux La fête des mères qui évoque les productions médiocres de Garry Marshall (Valentine Day’s, Happy New Year, Joyeuse fête des mères). Le film embarrasse son distributeur, consterne le public, et la cinéaste courageuse se prend le mur (128 000 entrées).

Mais c’était sans compter 2020, triste année de la Covid-19 qui aurait dû lui permettre de monter les marches du Festival de Cannes. Elle entre en sélection, avec A good man, un film important sur un sujet contemporain, la transsexualité. Elle dresse le portrait d’une femme devenue homme. Il accepte de porter pour la femme qu’il aime l’enfant qu’elle désire tant. Le casting est beau, comme toujours chez la cinéaste généreuse, et son distributeur décide d’une date en mars 2021, suite à la crise du coronavirus.

Frédéric Mignard

Les héritiers, l'affiche

Crédit : Le Cercle Noir pour Alamo / Photo Guy Ferrandis

Filmographie :

Réalisatrice :

  • 2012 : Ma première fois
  • 2012 : Bowling
  • 2014 : Les Héritiers
  • 2016 : Le ciel attendra
  • 2018 : La Fête des mères
  • 2020 : A Good Man
x