Actrice et écrivaine de livres pour enfants japonaise, Kyōko Kishida est née en 1930 à Suginami, au Japon. Elle est la deuxième fille de l’écrivain Kunio Kishida et grandit donc dans un milieu artistique. Dès 1950, elle rejoint la compagnie théâtrale fondée par son propre père et débute ainsi un parcours exemplaire d’actrice. Elle interprète notamment certaines œuvres de Mishima sur scène.
Vers 1956, elle se laisse tenter par le cinéma et va ainsi commencer une riche carrière forte de plus de 170 crédits, que ce soit pour le cinéma ou la télévision. Au cœur de cette production pléthorique, on retiendra surtout Un homme audacieux (Yasuzô Masumura, 1958), Tendre et folle adolescence (Kon Ichikawa, 1960) qui est le film de la révélation, puis Le goût du saké (Yasujirô Ozu, 1962). La grande actrice est encore appréciée dans Contes cruels du Bushido (Tadashi Imai, 1963) qui obtient l’Ours d’or à Berlin, La Femme du sable (Hiroshi Teshigahara, 1964), Passion (Yasuzô Masumura, 1964) et Le Visage d’un autre (Hiroshi Teshigahara, 1966).
Toutefois, à partir des années 70, elle se consacre de plus en plus aux séries télé et elle prête sa voix à de nombreux courts métrages d’animation. En fait, elle se centre de plus en plus sur le monde de l’enfance en publiant des livres destinés à la jeunesse. Certes, elle revient de temps à autre au grand écran, mais pour des œuvres méconnues en Occident. On la retrouve à l’affiche de Detective Story (Kichitarô Negishi, 1983), L’actrice (Kon Ichikawa, 1987), La vengeance du samouraï (Kinji Fukasaku, 1987), Tokyo Bordello (Hideo Gosha, 1987), Zodiac Killers (Ann Hui, 1991) et de nombreuses séries télévisées.
Parmi ses dernières prestations, elle interprète la grand-mère dans le drame Haru no yuki (Isao Yukisada, 2005). Kyōko Kishida décède d’une tumeur au cerveau en 2006 à l’âge de 76 ans.