Acteur et chanteur japonais, Kôji Tsuruta est né en 1924 à Hamamatsu, au Japon. Le jeune homme a débuté des études à l’université du Kansai, mais il a ensuite été engagé dans la marine japonaise au moment de la Seconde Guerre mondiale. Après la défaite japonaise, Kôji Tsuruta décide de devenir comédien et rejoint la troupe théâtrale de Kōkichi Takada.
Un second rôle apprécié dans les années 50
Parallèlement, il va trouver un emploi au cinéma au sein du studio Shōchiku qui lance sa carrière cinématographique à partir de 1949. Dès lors, l’acteur va participer à plus de 220 titres, souvent en tant que vedette. Durant sa carrière, il va également devenir un chanteur à succès dans son pays.
Parmi ses premiers titres importants, on peut citer La Bataille de roses (Mikio Naruse, 1950), Le Goût du riz au thé vert (Yasujirō Ozu, 1952). Mais il va progressivement passer du statut de jeune premier à celui de héros de films d’action comme dans Duel à Ichijoji (Hiroshi Inagaki, 1955), La Voie de la lumière (Hiroshi Inagaki, 1956), Chûshingura (Kunio Watanabe, 1958) et La Naissance du Japon (Hiroshi Inagaki, 1959).
A cette époque, Kôji Tsuruta n’est encore qu’un second rôle très apprécié. La donne va changer dans les années 60 lorsqu’il va passer sous contrat avec la Toei qui va le propulser en tête de casting sur des films de yakuzas qui vont devenir son genre de prédilection.
La star des films de yakuzas
Ainsi, il devient la star à part entière de films comme Défi d’amour propre – Fierté agressive (Kinji Fukasaku, 1962) et Gang contre G-Men (Kinji Fukasaku, 1962). Dès lors, il incarne le héros de la série cinéma des Bakuto (Shigehiro Ozawa, 1964) qui est une anthologie de dix films indépendants les uns des autres, mais dont le point commun vient de la star et de son emploi de yakuza.
Il est également encore au top dans La cérémonie de dissolution du gang (Kinji Kukasaku, 1967), Le jeu présidentiel (Kōsaku Yamashita, 1968), Lady Yakuza : La Règle du jeu (Norifumi Suzuki, 1968), Lady Yakuza : Chronique des joueurs (Kōsaku Yamashita, 1969), Le blason ensanglanté (Kinji Fukasaku, 1970) et il est inoubliable en gangster affublé d’une paire de lunettes noires dans Guerre des gangs à Okinawa (Kinji Kukasaku, 1971).
Le comédien continue une riche carrière dans les années 70 avec encore quelques titres de gloire comme Lady Yakuza : Prépare-toi à mourir (Tai Katō, 1971), La Preuve d’un homme (Jun’ya Satō, 1977) et Goro superflic (Shigeyuki Yamane, 1979). Toutefois, avec l’âge, il privilégie de plus en plus la télévision où il joue dans plusieurs séries au cours des années 80. En réalité, le comédien était déjà malade et il décède en 1987 d’un cancer du poumon à l’âge de 62 ans. Son nom demeure attaché à celui du sous-genre du film de yakuza.