Kôji Mitsui est un acteur japonais né en 1910 et décédé à l’âge de 69 ans, en 1979. Il est représentatif de l’âge d’or du cinéma japonais, même s’il débuta dans le cinéma muet sous le nom de Hideo Mitsui, nom qu’il conservera jusqu’à la fin des années 40.
Kôji Mitsui est apparu dans plus de 150 films entre 1925 et 1975. Il travaille essentiellement pour le studio Shochiku, malgré quelques incursions chez Akira Kurosawa pour la Toho, notamment dans Les bas-fonds, en 1957, qui lui vaut le Blue Ribbon Award du meilleur acteur dans un second rôle.
Le cinéma japonais sur CinéDweller
Kôji Mitsui est apparu chez les plus grands cinéastes nippons : Yasujiro Ozu (Printemps précoce, 1956 ; La forteresse cachée, 1958 ; Herbes flottantes, 1959), Keisuke Kinoshita (Carmen revient au pays, 1951), Kinuyo Tanaka (Lettre d’amour, 1953), Akira Kurosawa (Les bas-fonds, 1957 ; Les salauds dorment en paix , 1960 ; Entre le ciel et l’enfer, 1963 ; Barberousse, 1965 ; Dodes’ Ka-den, 1970), Masaki Kobayashi (La condition de l’homme, 1959), Minory Shibuya (Le Christ en bronze, 1955), Tomu Uchida (Le détroit de la faim, 1965), Hiroshi Teshigahara (La femme du sable, 1964), Susumu Hani (Premier amour, 1968).
Dans les années 70, Kōji Mitsui fait une ultime apparition dans Dodes’ Ka-den, un caméo pour son ami Kurosawa qui vivra mal l’échec du film et envisagera de se suicider. Malade, Mitsui abandonne le cinéma et se tourne vers la télévision pour des rôles de guest-star.
Il décède en 1979 laissant derrière lui un héritage incommensurable pour les cinéphiles qui l’associeront à Ozu et Kurosawa.
Les personnalités disparues en 1979

© Domaine Public