Réalisateur japonais, Hideo Sekigawa entre au studio PCL (ancêtre de la Tôhô) en tant qu’assistant réalisateur en 1936. Il réalise déjà quelques documentaires, mais son engagement à gauche en fait un marginal au cœur d’un Japon nationaliste.
Sekigawa obtient une chance de passer derrière la caméra avec Ceux qui bâtissent l’avenir (1946) qu’il coréalise avec Kajiro Yamamoto et un certain Akira Kurosawa. Ensuite, il tourne des œuvres plutôt radicales comme Ecoutez les grondements de l’océan (1950), La vie d’un travailleur du rail (1951) qui est un court-métrage documentaire engagé, et Les enfants métis (1953). Le cinéaste s’empare de sujets de société qui sont brûlants.
Hideo Sekigawa tourne avec Hiroshima (1953) son chef-d’œuvre puisqu’il y reconstitue avec d’importants moyens et une rare ampleur l’événement intervenu le 6 août 1945. Il poursuit ensuite une carrière plus commerciale. On lui doit La fête stupide (1954), Ma vie est comme un incendie (1961) ou encore Le proxénète (1965).
Finalement, Hideo Sekigawa décède en 1977 à l’âge de 69 ans. On notera que la quasi-totalité de son œuvre est restée inédite en France, malgré une cinquantaine de longs-métrages dont beaucoup mériteraient d’être découverts.